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En direct | La Chambre accorde sa confiance au gouvernement De Wever après plus de 40 heures de débats

La Chambre a adopté, dans la nuit de jeudi à vendredi, la motion de confiance au gouvernement, déposée par le Premier ministre Bart De Wever. Suivez notre direct.
  • La moitié des entreprises favorables à une augmentation du montant des chèques-repas

    La moitié des entreprises belges (53%) sont prêtes à relever le montant des chèques-repas de 8 à 12 euros, a indiqué, jeudi, le prestataire de services RH Group S, sur base d'une enquête menée auprès d'un millier d'employeurs belges.

    L'accord de coalition stipule que le gouvernement De Wever chargera les partenaires sociaux d'augmenter la contribution maximale légalement autorisée pour les chèques-repas de deux fois 2 euros au cours de la prochaine législature.

    Le nouveau gouvernement souhaite à terme réduire d'autres chèques, tels que les éco-chèques, les chèques-cadeaux ou les chèques-culture.

    Selon l'enquête de Group S, 53% des entreprises sont effectivement prêtes à appliquer cette augmentation, bien que cela ne soit pas obligatoire, tandis que 29,7% déclarent ne pas vouloir le faire et 17,3% ne se positionnent pas encore. 

    "En raison de la loi sur la norme salariale, les salaires ne pourront pas augmenter au-delà de l'index pendant deux ans. En augmentant les chèques-repas de deux fois 2 euros, cela offre une alternative logique et attrayante pour les employeurs. Augmenter les chèques-repas est socialement et fiscalement avantageux, ce qui augmente le pouvoir d'achat des travailleurs sans entraîner un coût salarial trop élevé pour les employeurs", explique Frank Verbruggen, responsable juridique du Groupe S.

  • La Chambre accorde la confiance au gouvernement De Wever, majorité contre opposition

    La Chambre a adopté, majorité contre opposition, dans la nuit de jeudi à vendredi, la motion de confiance au gouvernement, déposée par le Premier ministre Bart De Wever. Cette confiance a été accordée après plus de 40 heures de débats sur la déclaration de politique générale du nouveau gouvernement.

    Depuis mercredi à 10h, les députés ont débattu non-stop de l'accord de gouvernement. Plusieurs chapitres de l'accord Arizona ont donné lieu à de longs et parfois vifs échanges entre la majorité et l'opposition, en particulier les réformes en matière de pension, d'emploi, de fiscalité et d'asile.

    Plusieurs passes d'armes ont marqué le débat, notamment lorsque Bart De Wever et le président du PS, Paul Magnette, se sont interpellés directement sur le chapitre institutionnel de l'accord de gouvernement.

    Le socialiste s'en est aussi vivement pris à la coalition Arizona à propos de la suppression de l'enveloppe bien-être."Franchement, monsieur Prévot, vous connaissant, je n'en reviens pas", a lancé le socialiste en direction du leader des Engagés.

    Le ton est aussi monté lorsque le ministre de l'Économie David Clarinval (MR) a lancé à Raoul Hedebouw (PTB): "On sait que vous aimez bien votre sofa". "Vous êtes le parti des plus riches. Nous sommes le parti des travailleurs et nous sommes fiers de l'être", a répondu le communiste.

    "Sine labor nihil" ("sans travail, on n'a rien", NDLR), a répondu Bart De Wever pour justifier les mesures inscrites dans l'accord qui lie la N-VA, le MR, les Engagés, Vooruit et le CD&V. "Ce gouvernement va soutenir le travail, en diminuant les charges pour ceux qui travaillent, avec une attention particulière pour ceux qui touchent un bas salaire", a-t-il souligné.

    En définitive, la confiance a été accordée par 81 voix pour, 66 voix contre et aucune abstention.

    La Chambre a adopté la motion de confiance au gouvernement déposée par le Premier ministre Bart De Wever en début de semaine.
    La Chambre a adopté la motion de confiance au gouvernement déposée par le Premier ministre Bart De Wever en début de semaine. ©BELGA
  • Le congé maladie ne sera pas comptabilisé dans le bonus-malus pension

    Le congé maladie restera considéré comme une période assimilée pour la constitution d'une pension, mais ne le sera pas pour le calcul d'un bonus ou d'un malus pension, a expliqué jeudi soir le ministre des Finances et des Pensions Jan Jambon à la Chambre, en réponse à une question de Kim De Witte (PTB).  

    Jan Jambon a de cette manière corrigé une erreur dans ses explications fournies la veille. Il s'en est excusé. Le ministre avait affirmé mercredi que le congé maladie serait pris en compte pour le bonus-malus pension que compte mettre en place la coalition Arizona. Dans ce système, une personne qui prend une pension anticipée et qui n'a pas atteint 35 ans de carrière verra sa pension diminuée de 2%. Ce pourcentage est appelé à augmenter. À l'inverse, toute personne travaillant plus longtemps que la durée légale percevra un pourcentage supplémentaire, ajouté au montant de sa pension. 

    "Pour le bonus-malus, la maladie ne sera pas comptabilisée pour remplir la condition de 35 ans d'activité", a précisé Jan Jambon. "Cela nous semble logique, car toute personne malade peut continuer à percevoir des indemnités de maladie jusqu'à l'âge légal de la pension tout en la conservant. Toutefois, elle ne pourra pas prendre une pension anticipée." 

  • Selon Van Peteghem, les réductions d'impôts sur le travail seront rapidement dans la loi

    Le ministre du Budget Vincent Van Peteghem assure que les réductions d'impôts sur le travail seront "rapidement garanties dans la loi". "Notre classe moyenne qui travaille dur ne devrait pas s'inquiéter", a-t-il indiqué.

    Le ministre était interrogé jeudi soir à la Chambre au sujet des projets budgétaires du nouveau gouvernement fédéral. Vincent Van Quickenborne (Open Vld) a évoqué les réductions d'impôt prévues sur le travail. Celles-ci n'entreront pas en vigueur cette année, mais le ministre compte rapidement les inscrire dans la loi pour éviter qu'elles ne se produisent jamais, a-t-il indiqué. "C'est même écrit littéralement dans l'accord de gouvernement", a-t-il déclaré. 

    Le ministre est également revenu sur les effets de retour estimés à près de 8 milliards d'euros. Ce montant est remis en cause par l'opposition qui le juge trop optimiste. "Un programme de réforme ambitieux entraînera des effets de retour ambitieux. Vous pouvez être assurés que je serai le chien de garde de mes collègues pour garantir que cela se produit efficacement."  

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  • Maxime Prévot confirme la réduction de 25% des moyens affectés à la coopération au développement

    Les moyens affectés à la coopération au développement seront bien réduits de 25%, a confirmé le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, à la Chambre. 

    Après la réponse du Premier ministre Bart De Wever, les députés ont entamé jeudi après-midi les débats thématiques sur l'accord de gouvernement, ministre par ministre.

    Lors du débat consacré à l'international, Maxime Prévot a levé un coin du voile sur les négociations concernant la coopération. Le ministre a préféré voir le "verre à moitié plein". "Pendant les négociations, il fut question de régionaliser entièrement la coopération", considérée comme compétence fédérale "usurpée" par d'autres partenaires qu'il n'a pas cités. "Il fut envisagé à un moment un effort jusqu'à 50% des moyens", a-t-il poursuivi. "Je me réjouis que nous ayons pu contenir à une baisse de 25% des moyens, même si je mesure que c'est conséquent." 

    Maxime Prévot a par ailleurs confirmé l'intention du nouveau gouvernement d'élaborer des partenariats "davantage dans une approche réciproque". Par exemple, il faudra à ses yeux "questionner" le fait que la Belgique héberge "des criminels illégaux condamnés parce que le pays d'origine refuse de les accueillir". Dans sa réplique, Lydia Mutyebele (PS) a souligné que ce point ne figurait pas dans le programme des Engagés, le parti de M. Prévot. 

  • Les syndicats "stupéfaits" face à la suppression de l'enveloppe bien-être

    Les trois syndicats se sont dits "stupéfaits" jeudi face à la décision du gouvernement de Bart De Wever de supprimer l'enveloppe bien-être. Les personnes les plus précaires seront les premières victimes de cette mesure, regrettent la CSC, la FGTB et la CGSLB.  

    Cette enveloppe permettait jusqu'à présent aux partenaires sociaux d'améliorer, tous les deux ans, les pensions les plus basses et les plus anciennes, la garantie de revenus aux personnes âgées (Grapa), ainsi que les allocations les plus basses en matière d'assurance maladie, d'accidents du travail et de chômage.  

    Pour les deux années à venir, un milliard d'euros aurait dû être consacré à ces mesures, dont la plus grande partie était destinée aux pensions les plus basses, soulignent les syndicats.

    "Pour des centaines de milliers de personnes vivant avec les pensions et les allocations les plus basses — souvent proches ou en dessous du seuil de pauvreté —, cette aide était essentielle. Mais pour tenter de rééquilibrer un budget bancal, la coalition Arizona a décidé de supprimer totalement cette enveloppe. Au total, cela représente une économie de 2,8 milliards d'euros.

    L'introduction d'une nouvelle taxe sur les plus-values représente malgré tout un pas dans la bonne direction, selon le front commun syndical. Ce dernier regrette toutefois que "les plus grands efforts semblent, une fois de plus, reposer sur les pensionnés, les malades et les demandeurs d'emploi". 

  • De Wever: "Cette manière de débattre est-elle encore adaptée à notre époque?"

    "Je pense que nous sommes le dernier groupe à encore recevoir de l’alcool gratuit de la part de notre employeur sur le lieu de travail. Cela non plus n’est plus de notre époque."

    Bart De Wever
    Premier ministre

    Le Premier ministre Bart De Wever estime que le débat interminable à la Chambre sur la déclaration gouvernementale "n’est plus d’actualité". Il l’a clairement fait savoir jeudi après-midi lors de sa réplique, qu’il a pu donner après près de 28 heures d’interrogations.

    De Wever reconnaît qu’il est "mal placé pour dire au Parlement comment il doit organiser son travail", étant donné qu’il n’a "pas toujours été le parlementaire le plus actif" ces dernières décennies.

    L’exécutif n’a, en tout état de cause, pas à interférer dans les travaux parlementaires. Malgré tout, il s’est permis un mot de critique jeudi après-midi: "J’ose quand même poser la question à voix haute: cette manière de débattre est-elle encore adaptée à notre époque? Devons-nous vraiment encore procéder de cette façon?"


    Le Premier ministre a été applaudi par une grande partie du Parlement, mais il a aussitôt rétorqué: "Vous applaudissez contre vous-mêmes", avant d’insister: "En coulisses, tout le monde me dit ‘c’est quoi ce bazar?’, mais pourtant, ils participent tous à cette mise en scène."

    Il a également pointé du doigt la consommation d’alcool à la cafétéria du Parlement. "Je pense que nous sommes le dernier groupe à encore recevoir de l’alcool gratuit de la part de notre employeur sur le lieu de travail. Cela non plus n’est plus de notre époque."

    Le gouvernement De Wever devrait en principe obtenir la confiance du Parlement dans deux heures, mais ce vote pourrait être (beaucoup) plus tardif. Maintenant que le débat général est terminé, les députés ont encore la possibilité d’interroger individuellement les ministres lors de discussions thématiques, qui pourraient, elles aussi, s’éterniser.

  • Déclaration de politique générale - Pour De Wever, prendre sa pension à 55 ou 56 ans "n'est plus de notre époque"

    Après 28 heures de débat sur sa déclaration gouvernementale, le Premier ministre Bart De Wever a répondu au Parlement jeudi après-midi. Il a réfuté les accusations selon lesquelles son gouvernement traiterait de manière inhumaine les demandeurs d’asile et d’autres groupes vulnérables, insistant sur le fait que l’Arizona "ne manquera pas de dire la vérité telle qu’elle est, et de trancher, même si les décisions sont difficiles et complexes".

    "Sine labore nihil. Sans travail, rien ne peut être acquis. C’est en quelque sorte le résumé de ce débat, mais cela pourrait aussi être le titre de l’accord de gouvernement."

    Bart De Wever
    Premier ministre

    Bien que la Chambre ait déjà débattu de presque tous les détails de l’accord de gouvernement au cours des dernières 28 heures, De Wever s’est limité, dans sa réponse, aux "points essentiels".

    Le budget en est un. "Nous avons hérité d’un budget qui, en l’absence de changements, se dirigerait vers le pire scénario imaginable du monde occidental. Cela devrait inciter à plus d’humilité ceux qui ont contribué à cette situation."

    Selon le Premier ministre, le gouvernement veut "arrêter la dégradation" grâce aux "efforts budgétaires les plus lourds de l’histoire récente", tout en réduisant les impôts de 1,5 milliard d’euros, principalement pour les travailleurs, en particulier ceux à bas salaire. Il a également souligné qu’il y avait de la place pour de nouvelles politiques. "Bien sûr, ce n’est jamais suffisant, et c’est compréhensible. Mais compte tenu du contexte, c’est une performance solide."

    Les pensions constituent, selon De Wever, "probablement le chapitre le plus sensible" de l’accord de gouvernement. Mais les réformes sont nécessaires "pour garantir aux générations futures une pension digne". Les périodes d’incapacité et de soins restent assimilées, et le Premier ministre dit partager "l’indignation face à la peur systématiquement entretenue à ce sujet".

    Prendre sa pension à 55 ou 56 ans "n’est plus de notre époque", a-t-il affirmé. "C’est agréable, mais ce n’est pas juste vis-à-vis des autres travailleurs et indépendants, et nous ne pouvons tout simplement plus nous le permettre." Il a qualifié de "réforme historique" la mesure permettant à ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans de prendre leur retraite à 60 ans.

    ©BELGA
  • Les débats sont toujours en cours à la Chambre

    Les débats sur la déclaration de politique générale étaient toujours en cours ce jeudi à la Chambre.  

    Depuis mercredi à 10h00, les députés discutent de l'accord de gouvernement. Chaque parti se succède à la tribune pour exprimer son opinion sur cet accord.

    À ce stade, le Vlaams Belang, la N-VA, le PS et le PTB se sont livrés à cet exercice. Depuis 03h00 du matin, c'est au tour des Engagés. Chaque chef de groupe, et singulièrement ceux de la majorité, ont été interrogés pendant plusieurs heures.  

    Les débats se poursuivront toute la journée. Lorsque chaque parti se sera exprimé, le Premier ministre Bart De Wever répondra. Ensuite, un débat thématique ministre par ministre est prévu.  

    Le vote de confiance est attendu jeudi à partir de 16h30. Il est quasi certain qu'il aura lieu plus tard, en fonction de la durée des discussions.  

  • Les débats sur la déclaration de politique générale se poursuivront toute la nuit

    Après une pause d'un peu plus d'une heure, les débats sur la déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre Bart De Wever ont repris mercredi soir à la Chambre après 21h00.  

    Depuis 10h00 du matin, les députés discutent de l'accord de gouvernement. Chaque parti se succède à la tribune pour exprimer son opinion sur cet accord. A ce stade, seuls le Vlaams Belang, la N-VA et le PS se sont livrés à cet exercice. Axel Ronse, chef de groupe du parti du Premier ministre a été questionné pas moins de cinq heures par l'opposition.  

    Les débats se poursuivront toute la nuit. Lorsque chaque parti se sera exprimé, Bart De Wever répondra. Ensuite, un débat thématique ministre par ministre est prévu.  

    Le vote de confiance est attendu jeudi à partir de 16h30. Il pourrait intervenir plus tard, en fonction de la durée des débats. 

  • De Wever et Magnette règlent leurs comptes institutionnels

    Le Premier ministre, Bart De Wever, et le président du PS, Paul Magnette se sont interpellés directement mercredi à la Chambre sur le chapitre institutionnel de l'accord de gouvernement.  

    L'accord Arizona confie au Premier ministre le soin de préparer une réforme de l'Etat pour la prochaine législature, la coalition actuelle ne disposant pas de la majorité des deux tiers. Des déclarations de M. De Wever au nord du pays ont également attiré l'attention des socialistes: les réformes socio-économiques qui seront menées -notamment en matière de chômage et de pension,- seraient "des réformes communautaires".   

    Le chef de groupe PS, Pierre-Yves Dermagne, a ciblé le MR et les Engagés, accusés d'avoir cédé aux nationalistes, et félicité le Premier ministre, toujours président en titre de la N-VA. "Cet accord est truffé de communautaire", a-t-il souligné.   

    M. De Wever est intervenu dans le débat. Il a rappelé les discussions qu'il a menées en compagnie du président du PS, Paul Magnette, à l'été 2020, quand la situation politique était tout à fait bloquée. Ils avaient alors abordé les contours d'une réforme de l'Etat. "J'ai longuement parlé avec le PS de la formation d'un gouvernement. Le PS était prêt à conclure un accord avec pas mal d'éléments communautaires", a affirmé M. De Wever.   

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    "Bien sûr, nous avons longuement discuté. Les socialistes ont participé à de nombreuses réformes de l'Etat car nous croyons dans le fait régional. Mais il y a un élément fondamental, c'est la solidarité interpersonnelle entre tous les Belges. Jamais les socialistes ne céderont sur ce point", a répondu M. Magnette.  

    Aux yeux du PS, la mécanique enclenchée par l'Arizona mettra les francophones en position de demandeur dans cinq ans. "Les Wallons et les Bruxellois seront contraints de demander les genoux à terre un refinancement", a prédit M. Dermagne.  

  • "L'Arizona préserve les fils à papa et les rentiers, pas les travailleurs"

    L'opposition a tiré ses premières salves contre le nouveau gouvernement. La répartition de l'effort budgétaire a notamment cristallisé les premiers débats.

  • "Plus de verrou sur les débats éthiques", souligne Frank Vandebroucke

    La différence entre l'Arizona et la Vivaldi dans le domaine éthique est le "programme" dont s'est doté la nouvelle coalition gouvernementale, au lieu de faire face à un "verrou", a expliqué mercredi le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit).  

    L'accord de gouvernement inclut les questions de la maternité de substitution (mères porteuses), la déclaration anticipée dans le cadre de l'euthanasie pour les personnes démentes et la suppression de l'anonymat des donneurs de sperme et d'ovocyte. Il aborde aussi la question délicate de l'avortement sur laquelle aucun accord n'avait pu être trouvé sous la législature passée.

    Le fossé était alors profond entre socialistes, écologistes, communistes, libéraux et DéFI qui soutenaient une extension du délai à 18 semaines et la suppression du délai de réflexion, et le CD&V, la N-VA et le Vlaams Belang qui y étaient farouchement opposés. Une étude pluridisciplinaire avait été réalisée par un collège d'experts pour servir de base à un accord, en vain. 

    "En quatre ans, nous n'avons enregistré aucun progrès", a rappelé le ministre socialiste. "Nous avons vécu une grande frustration sous la Vivaldi, tout devait se dérouler selon le consensus et c'est devenu un verrou absolu". 

  • L'accord de l'Arizona anime aussi la plénière du Parlement de la FWB

    Alors que le débat vivait à la Chambre sur la déclaration politique générale du nouveau gouvernement fédéral, l'opposition de gauche au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a profité de la séance plénière pour, elle aussi, critiquer l'accord de l'Arizona, et ses conséquences pour la Fédération Wallonie-Bruxelles.  

    Ainsi, dans un tir nourri de questions d'actualité aux membres du gouvernement MR-Engagés, le PS a dénoncé l'impact sur les pensions des profs, mais aussi la possibilité à venir de recourir à l'avenir aux flexi-jobs dans l'enseignement, ou encore l'élargissement du régime fiscal des droits d'auteur aux professions du numérique.  

    Par la voix de leur cheffes de groupe, PTB et Ecolo ont, eux aussi, fustigé des mesures qui vont surtout toucher les femmes, les verts pointant en outre la réduction annoncée du financement du centre contre les discriminations, Unia, ou les mesures en matière de migration. 

    Dans ses réponses, la ministre-présidente Elisabeth Degryse (Les Engagés) a salué la volonté affichée par le Fédéral de renforcer la concertation avec les entités fédérées. 

    Quant aux nombreuses mesures spécifiques décriées par l'opposition, Mme Degryse a estimé qu'il n'appartenait pas à sa majorité "d'endosser tous les déficits du gouvernement fédéral". Le gouvernement fédéral à son propre accord de majorité, le gouvernement de la Fédération a le sien, a-t-elle souligné. 

  • Les groupes de la majorité soutiennent les recettes de la taxe sur les plus-values (N-VA)

    Chaque groupe de la majorité soutient les recettes issues de la taxe sur les plus-values, telles qu'inscrites dans les tableaux budgétaires, mais accorde encore du temps au gouvernement pour en définir les modalités. C’est le message qu’a délivré mercredi Axel Ronse, chef de groupe de la N-VA, lors du débat sur l’accord de gouvernement à la Chambre.

    Dans l’accord de gouvernement, la taxe sur les plus-values est désignée comme une "contribution de solidarité". Celle-ci s’élèvera à 10% sur les plus-values réalisées lors de la vente d’actifs financiers, y compris les cryptomonnaies. Elle ne s’appliquera qu’à partir de l’entrée en vigueur de la contribution et tiendra compte des moins-values. Une exonération de base de 10.000 euros est prévue afin d’épargner les petits investisseurs.

    Pour les personnes détenant une participation significative d’au moins 20% dans une entreprise et souhaitant la vendre, un système progressif sera mis en place.

    Au sein du gouvernement, des désaccords sont apparus concernant cette taxe sur les plus-values. En particulier, le MR plaidait pour une distinction entre les entreprises cotées et non cotées, mais Vooruit, CD&V et Les Engagés n’étaient pas d’accord avec cette lecture. Plusieurs groupes d’opposition ont profité du débat sur l’accord de gouvernement pour demander des précisions sur ce point.

    Les recettes de la taxe sur les plus-values devraient passer de 250 millions d’euros en 2026 à 500 millions d’euros en 2029. "Si vous demandez à chaque groupe s'il soutient ces montants, la réponse sera 'oui'", a affirmé Ronse. "Mais c’est un mécanisme très complexe à mettre en place, donc laissez le gouvernement travailler." Il a également souligné que le nouveau gouvernement réduisait les impôts de 1,6 milliard d’euros, et que cette taxe s’inscrivait dans cet ensemble de mesures.

    Dieter Van Besien (Groen) a exprimé son étonnement: "Cela était déjà sur la table depuis le premier jour." Raoul Hedebouw (PVDA) a demandé si la taxe sur les plus-values ne s’appliquerait qu’à l’impôt des personnes physiques et non aux "ultra-riches" qui détiennent leurs actions via des sociétés. Le ministre des Finances, Jan Jambon (N-VA), a confirmé ce point, précisant cependant que les plus-values sont déjà taxées dans l’impôt des sociétés. "Non bis in idem", a-t-il ajouté. Hedebouw a rétorqué que cela revenait malgré tout à une exonération, en raison du mécanisme de déduction RDT (revenus définitivement taxés).

  • Un budget avec un trou de 9 milliards d'euros, s'étonne le PS

    La Chambre a entamé ce mercredi matin le débat sur la Déclaration de politique générale. Dans un communiqué, les socialistes francophones ont mis en doute la fiabilité des calculs de l'Arizona.

    Le budget repose sur une épure de 23 milliards d'euros et des économies ainsi que des recettes pour un montant de 15 milliards d'euros. Il prévoit, d'ici 2029, presque 8 milliards d'euros d'"effets retour" des réformes qui seront menées dans la politique de l'emploi (notamment la limitation dans le temps des allocations de chômage).

    Il faudrait, pour ce faire, arriver à un taux d'emploi de 80% à cette échéance, soit créer entre 550.000 et 700.000 emplois, ce qui semble optimiste au regard des prévisions du Bureau du plan.

    "Un tiers du budget n'est pas financé. Cette épure n'est pas crédible. Des économistes de tous bords le dénoncent, mais l'Arizona persiste et signe. C'est incompréhensible", a souligné le chef de groupe socialiste Pierre-Yves Dermagne.

    "Ce trou budgétaire risque donc de se transformer demain en nouvelles économies. Les partis de l'Arizona avaient promis de remettre de l'ordre, ils créent le désordre et aggravent le déficit. Cela ne présage rien de bon pour les classes moyennes et populaires".

    Pierre-Yves Dermagne
    Chef de groupe socialiste
    ©BELGA
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  • Finalement pas de gare à l'aéroport de Charleroi dans l'accord de gouvernement

    Dans une nouvelle version actualisée (la dernière?) de l'accord de gouvernement, l'idée d'une connexion de l'aéroport de Charleroi (BSCA) au réseau ferroviaire a disparu.

    L'apparition de cet élément dans les notes de négociations avait étonné. L'accord qui avait ensuite fuité dans la presse contenait cette phrase: "Pour l'aéroport de Charleroi, nous prévoyons un accès au réseau ferroviaire". Un élément qui a visiblement disparu à nouveau. Plusieurs titres de presse le soulignent mercredi matin, et la dernière mouture disponible de l'accord de gouvernement le confirme.

    Un revirement peu étonnant, car il a déjà été établi par le passé que prolonger une ligne de chemin de fer jusqu'à Brussels South Charleroi Airport serait un gouffre financier difficilement justifiable.

    Jean-Luc Crucke, tout frais ministre de la Mobilité, l'avait encore souligné en 2021, quand il était ministre wallon en charge des Aéroports. Une étude réalisée par le bureau Stratec l'avait ensuite confirmé, estimant que la construction d'une gare n'était pas justifiée.

    ©BELGA
  • L'Arizona promet un allègement de la fiscalité de près d'1,6 milliard

    Cela a pris du temps, mais l’Arizona a enfin mis à jour ses tableaux budgétaires. De quoi mieux mesurer la réforme fiscale promise par la nouvelle coalition.

    Les mesures annoncées pour augmenter les salaires nets se montent finalement à 4,3 milliards – soit un peu moins que dans la proposition mise sur la table mi-janvier.

    L'allègement net de la fiscalité quant à lui, est, in fine, de plus d’1,6 milliard d’euros.

  • Augmenter l'offre électrique et baisser le coût du réseau, la promesse de l'Arizona à l'industrie

    Augmenter l'offre d'électricité et réduire les coûts de réseau, telle est la mission que s'est fixée l'Arizona pour sauver une industrie noir-jaune-rouge, acculée par un désavantage compétitif persistant autour des prix de l'énergie.

    Si l'industrie attend surtout un sursaut à l'échelon européen, le nouveau gouvernement a aussi promis d'agir à son échelle sur la facture des industriels.

    Le gouvernement De Croo avait promis à ArcelorMittal de l'électricité nucléaire publique à prix réduit pour son site de Gand.
    Le gouvernement De Croo avait promis à ArcelorMittal de l'électricité nucléaire publique à prix réduit pour son site de Gand. ©BELGA
  • Les fédérations patronales critiquent l'appel à la grève de la FGTB

    Les organisations patronales flamandes Voka et Unizo ont partagé leur incompréhension, ce mardi, après l'annonce par la FGTB d'une grève générale pour contester l'accord gouvernemental.

    "C'est un comportement irresponsable", réagit Danny Van Assche, le patron d'Unizo, l'union des entrepreneurs indépendants flamands. "La FGTB parle d'un possible marathon de protestation. Nous sommes préoccupés par les conséquences économiques." L'organisation plaide pour la voie du dialogue.

    Le Voka juge également "inacceptable" de "paralyser l'économie" alors que les entreprises sont en difficulté. "La FGTB joue avec le feu", ajoute son directeur général Hans Maertens. L'organisation patronale appelle les autres syndicats à ne pas suivre l'appel à la grève.

  • Gouvernement De Wever: des cessions en vue dans les participations publiques

    Le nouveau gouvernement prévoit la cession de participations publiques, dont une première tranche d'ici fin 2025. Mais il n’aurait pas encore décidé lesquelles.

    La nouvelle ministre des Entreprises publiques, Vanessa Matz, indiquait ce mardi matin au micro de RTL Info que la question de savoir quelles participations publiques seraient cédées devait encore être discutée au niveau du gouvernement.
    La nouvelle ministre des Entreprises publiques, Vanessa Matz, indiquait ce mardi matin au micro de RTL Info que la question de savoir quelles participations publiques seraient cédées devait encore être discutée au niveau du gouvernement. ©BELGA
  • "Bart De Wever n'a pas d'ambition", "un gouvernement des droites qui roule pour les super riches"... L'opposition tire ses premières cartouches

    L'opposition à l'Arizona a tiré ce mardi ses premières cartouches sur la nouvelle majorité et la déclaration de politique générale du Premier ministre, Bart De Wever.

    "Une déclaration prononcée avec très peu d'enthousiasme", a noté le président du PS, Paul Magnette, qui ne s'en est pas étonné. "M. Verhofstadt, M. Di Rupo, M. De Croo avaient de l'ambition pour ce pays. M. De Wever n'a pas d'ambition, il est le Premier ministre de la N-VA, le Premier ministre d'un parti indépendantiste."

    Le leader des socialistes francophones a répété ses critiques sur l'accord conclu par les cinq partis de l'Arizona. Il a notamment pointé du doigt la hauteur des "effets retour" des mesures annoncées qu'escompte le gouvernement.

    "Nous avons beaucoup de doutes sur ce budget. Ils nous annoncent des réformes, mais on voit qu'une grande partie de l'effort vient des effets retours. Pas un seul économiste en Wallonie, en Flandre ou partout ailleurs dans le monde ne peut y croire. Ce n'est pas crédible".

    En début de soirée, le PS reprochait en outre au gouvernement de n'avoir toujours pas fourni les tableaux budgétaires.

    Le Premier ministre Bart De Wever a prononcé sa déclaration de politique générale ce mardi. L'opposition n'a pas tardé à réagir.
    Le Premier ministre Bart De Wever a prononcé sa déclaration de politique générale ce mardi. L'opposition n'a pas tardé à réagir. ©REUTERS

    "C'est le discours traditionnel d'un homme politique de droite qui peut se permettre de demander aux gens de travailler jusqu'à 67 ans et de leur infliger un malus s'ils partent avant. C'est un gouvernement des droites qui roule pour les super riches. C'est un gouvernement de casseurs", a lancé le président du PTB, Raoul Hedebouw.

    Dans sa déclaration, le nouveau Premier ministre a évoqué la cure de régime que la Belgique devait subir pour retrouver le chemin de la prospérité.

    "Nous, ce qu'on veut savoir, c'est qui va être mis au régime. M. De Wever dit qu'on n'a plus le choix, mais je pressens que ce sera la cuisinière du Lunch Garden qui vient de perdre son emploi qui sera mise au régime, et pas les plus riches", a affirmé Sarah Schlitz (Ecolo).

    La nouvelle cheffe de groupe de l'Open Vdl, Alexia Bertrand, regrette quant à elle que le gouvernement ne lance pas une "véritable réforme fiscale".  

    Le débat sur la Déclaration de politique générale commencera mercredi à 10 heures.

  • Photo du gouvernement: en haut des marches, Georges-Louis Bouchez semble surveiller l'exécutif

    Le nouveau gouvernement fédéral s'est prêté ce mardi à la traditionnelle photo de famille en bas de l'escalier d'honneur de la Chambre. Les quatre femmes qui le composent sont cette fois visibles... mais en haut des marches plane l'ombre du seizième joueur de l'équipe.

    La photo prise lundi au Palais de Bruxelles aux côtés du Roi avait déjà fait couler beaucoup d'encre. Le décor est peu éclairé et les quelques femmes qui composent l'exécutif De Wever sont peu, voire pas, visibles. Une façon involontaire de donner plus de poids aux critiques de l'opposition qui a dénoncé l'un des gouvernements les moins féminins de l'histoire récente.

    Un détail de la photo de mardi a frappé les observateurs. Tout en haut des marches se tient le président du MR, Georges-Louis Bouchez, qui semble surveiller la scène. Le dirigeant libéral a refusé lundi d'entrer dans le gouvernement bien qu'il en ait négocié l'accord. Le poste de l'Intérieur lui avait été promis, mais il a préféré rester à la tête de son parti...

    Sur la traditionnelle photo de famille en bas de l'escalier d'honneur de la Chambre, Georges-Louis Bouchez semble surveiller le gouvernement De Wever depuis le haut des marches.
    Sur la traditionnelle photo de famille en bas de l'escalier d'honneur de la Chambre, Georges-Louis Bouchez semble surveiller le gouvernement De Wever depuis le haut des marches. ©BELGA
    Georges-Louis Bouchez a refusé lundi d'entrer dans le gouvernement, bien qu'il en ait négocié l'accord.
    Georges-Louis Bouchez a refusé lundi d'entrer dans le gouvernement, bien qu'il en ait négocié l'accord. ©REUTERS

    Dans la nouvelle majorité, certains redoutent qu'il n'exerce son autorité depuis l'extérieur et n'en complique parfois la tâche comme sous la Vivaldi. 

    Il faut noter que, malgré le souhait de Bart De Wever de voir les autres hommes forts de l'Arizona rejoindre le gouvernement fédéral, seul Maxime Prévot (Les Engagés) a franchi le pas.

  • Gouvernement De Wever: le secteur auto "n'était pas demandeur" d'un assouplissement pour les hybrides

    La Belgique a été mise en avant, il y a moins d'une semaine, par la Commission européenne, comme exemple à suivre pour sa stratégie d’électrification des voitures de société.

    Néanmoins, à la lecture de l’accord gouvernemental, elle enclenche la marche arrière avec une possibilité pour les entreprises de déduire plus longtemps les véhicules hybrides.

    La surprise domine dans le secteur auto qui ne demandait pas une telle extension. Une disposition qui soulage toutefois l'UCM.

    Le secteur auto demandait surtout de l'aide pour les véhicules électriques d'occasion.
    Le secteur auto demandait surtout de l'aide pour les véhicules électriques d'occasion. ©shutterstock
  • "Le voyage qui nous attend n'a rien d'une promenade de santé", conclut Bart De Wever

    "Le voyage qui nous attend n'a rien d'une promenade de santé. Mais celles et ceux qui feront l'effort de gravir la montagne pourront apprécier la vue depuis le sommet", a poursuivi Bart De Wever.

    "C'est un accord qui assainit nos finances publiques, qui donne la priorité aux engagements internationaux en matière de défense et de climat, qui protège nos citoyens contre la menace intérieure et étrangère, qui cherche à maximiser le potentiel de nos citoyens et nos entreprises. Face aux défis collectifs, nous apportons une réponse collective", a conclu le Premier ministre, avant de demander la confiance aux députés.

    La Chambre se prononcera sur la motion de confiance au plus tôt 48h après son dépôt, soit ce jeudi à 16h14. La discussion autour de la déclaration de politique générale aura lieu ce mercredi dès 10h.

  • "Il faut durcir la politique migratoire", dit Bart De Wever

    "Les charges de la politique migratoire actuelle sont trop lourdes. Il faut durcir celle-ci", a affirmé Bart De Wever.

    "Grâce à des conditions plus sévères, l'afflux par regroupements familiaux sera diminué. Nous exigerons notamment un test de connaissances linguistiques et il y aura une période d'attente de cinq ans avant de pouvoir bénéficier d'un revenu social. Nous allons également investir dans les centres fermés en vue d'un retour."

    "Notre politique migratoire sera toujours une politique humaine", a-t-il assuré.

  • Réformes "historiques" sur le marché du travail et sur les pensions

    "Ce gouvernement va mener des réformes historiques sur le marché du travail et dans le régime des pensions, a prévenu Bart De Wever. Une population active en baisse doit subvenir aux besoins d'une génération de seniors de plus en plus nombreuse."

    Les allocations de chômage, elles, seront "enfin" limitées à une durée maximale de deux ans. "Les personnes qui sont à même de travailler doivent être encouragées à travailler. Le travail permet une émancipation personnelle, donne un sens", a affirmé le Premier ministre.

  • Le gouvernement entend "honorer les engagements internationaux de notre pays"

    Bart De Wever a affirmé la volonté du gouvernement d'"honorer les engagements internationaux de notre pays", notamment climatiques

    Le Premier ministre a également réitéré le soutien de la Belgique à l'Ukraine.

  • "Une contribution des épaules les plus larges"

    "Nous nous apprêtons à réaliser l'exercice d'assainissement budgétaire le plus difficile de l'histoire de notre pays (...). Nous demandons aux épaules les plus larges une contribution équitable", a déclaré Bart De Wever.

    "Quelqu'un qui travaillera sera toujours récompensé avec un montant de 500 euros de plus par rapport à quelqu'un qui ne travaille pas. Nous allons augmenter les salaires minimums en deux étapes", a poursuivi le Premier ministre.

  • Bart De Wever prend la parole

    "C'est un honneur de prendre la parole depuis la tribune. Pour la première fois en seize ans, nous allons présenter un accord soutenu de part et d'autre de la frontière linguistique. J'espère que c'est le début d'une nouvelle tradition politique, que la volonté des électeurs, au nord et au sud du pays, soit respectée", a commencé le premier ministre Bart De Wever.

    Le Premier ministre Bart De Wever prononce son discours de politique générale devant la Chambre, ce mardi après-midi.
    Le Premier ministre Bart De Wever prononce son discours de politique générale devant la Chambre, ce mardi après-midi. ©BELGA
  • Pierre-Yves Dermagne exige les tableaux budgétaires avant le discours de De Wever

    Juste avant le discours du Premier ministre Bart De Wever, Pierre-Yves Dermagne (PS) a demandé une suspension de séance afin de transmettre les tableaux budgétaires.

    "Nous allons distribuer les tableaux budgétaires juste après la déclaration du gouvernement", a répondu Bart De Wever.

    Le socialiste a réitéré sa demande, mais pour le Premier ministre, c'est toujours "non". 

  • Discours de politique générale | L'opposition veut voir les tableaux budgétaires

    Les partis d'opposition au Parlement fédéral exigent de voir les tableaux budgétaires du gouvernement De Wever. Selon le président de la Chambre, Peter De Roover, il est prévu que ces documents soient remis aux députés lors de la déclaration gouvernementale du Premier ministre Bart De Wever.

    C'est un classique juste avant qu'un nouveau Premier ministre présente sa déclaration gouvernementale devant la Chambre: l’opposition réclame les tableaux budgétaires. Le gouvernement-De Wever ne les a pas transmis au Parlement avant le discours du Premier ministre, ont dénoncé mardi après-midi Pierre-Yves Dermagne (PS), Stefaan Van Hecke (Groen), Sofie Merckx (PVDA), Alexia Bertrand (Open VLD) et Barbara Pas (Vlaams Belang). "Sous la Vivaldi, c’était possible", a souligné Dermagne.

    De plus, des incertitudes subsistent quant à l’accord de gouvernement lui-même. Les parlementaires ont reçu une version lundi soir, mais les versions francophone et néerlandophone ne correspondent pas, a indiqué Sofie Merckx. Par ailleurs, des discussions sont encore en cours sur la "contribution de solidarité", qui désigne l’impôt sur les plus-values d’actions, un point qui devait encore être clarifié mardi matin par le conseil des ministres.

    Selon le président de la Chambre, Peter De Roover, les tableaux budgétaires seront bien transmis lors de la déclaration gouvernementale de Bart De Wever. "Ce n'est pas une façon de travailler", a protesté Sarah Schlitz (Ecolo).

  • La CSC travaille à un plan d'action

    La CSC souhaite élaborer un plan d'action avec les autres syndicats pour contester les mesures que le gouvernement De Wever veut mettre en place. "On sent qu'il y a beaucoup de colère", confirme mardi le porte-parole du syndicat chrétien David Vanbellinghen.  

    Les responsables de la CSC se sont réunis mardi pour une première analyse de l'accord de gouvernement. Malgré les incertitudes qui entourent encore le texte, l'impact sera très significatif, particulièrement pour les travailleurs les plus vulnérables, explique David Vanbellinghen.  

    Le syndicat étudie la mise en place d'un plan d'action et sa participation à une grève générale, comme celle annoncée par la FGTB, est "envisageable". Un travail de sensibilisation des travailleurs dans les entreprises sera également mené dans les prochaines semaines, ajoute François Reman, également porte-parole à la CSC.  

    La manifestation du 13 février ne se limitera par ailleurs plus aux revendications pour les services publics, mais prendra des contours plus larges. 

    La CGSLB ne s'associe pas à l'annonce de la grève générale de la FGTB, réagit mardi le président national du syndicat libéral Gert Truyens. "Ce gouvernement a été démocratiquement élu et nous voulons donner une chance à la concertation", justifie-t-il.

  • Alexia Bertrand et Pierre-Yves Dermagne parmi les nouveaux chefs de groupe à la Chambre

    Plusieurs groupes parlementaires ont désigné leur nouveau chef de groupe à la Chambre, à l'occasion de l'installation du nouveau gouvernement fédéral ce mardi.

    Pour le PS, l'ancien ministre de l'Économie Pierre-Yves Dermagne mènera l'opposition en tant que chef de groupe.

    L'ancienne secrétaire d'État au Budget Alexia Bertrand fera de même pour l'Open Vld. Ils remplacent respectivement Eric Thiébaut et Katja Gabriëls, qui assuraient l'intérim.

    Dans la nouvelle majorité, Axel Ronse devient chef de groupe pour la N-VA et Aurore Tourneur cheffe de groupe des Engagés. Ils remplacent respectivement Theo Francken et Vanessa Matz, devenus ministre au sein de la coalition Arizona. Chez Vooruit, Oskar Seuntjens remplace Joris Vandenbroucke, qui a décidé de se concentrer sur son mandat d'échevin à Gand.

    Les autres chefs de groupe restent en fonction: Barbara Pas (VB), Benoit Piedboeuf (MR), Sofie Merckx (PTB), Nathalie Muylle (CD&V) et Stefaan Van Hecke (Ecolo-Groen).

    Alexia Bertrand devient cheffe de groupe de l'Open Vld à la Chambre.
    Alexia Bertrand devient cheffe de groupe de l'Open Vld à la Chambre. ©BELGA
  • Un tsunami financier pourrait fondre sur les pouvoirs locaux

    Accueilli positivement par le gouvernement wallon, l'accord fédéral soulève des questions au niveau de l'impact financier qu'il aura notamment sur les pouvoirs locaux.

    Lire notre article complet ici.

     

  • La FGTB annonce une future grève générale

    Réunie ce mardi matin en Comité fédéral, la FGTB  a décidé d’élargir, par tous les moyens possibles, le front de la mobilisation et de la contestation au gouvernement Arizona. 

    Selon le syndicat socialiste, l'accord gouvernemental "demeure une déclaration de guerre à l’ensemble du monde du travail. Il reste imbuvable. Et la part immergée de l’iceberg, qui sera en partie révélée par les tableaux budgétaires, risque de faire très mal."

    Le premier rendez-vous avec le nouveau gouvernement sera la manifestation nationale du 13 février. "L’étape suivante sera une grève générale, qui ne sera pas un point final, mais le début d’un marathon de résistance. Qui durera toute la législature", avertit la FGTB.

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  • L'Arizona veut "renverser la tendance antinucléaire", selon Mathieu Bihet

    Le gouvernement fédéral souhaite "inverser la tendance à l'antinucléarisme" en Belgique et miser sur l'énergie atomique dans les prochaines années, a affirmé le ministre de l'Énergie Mathieu Bihet mardi sur LN24. L'Arizona souhaite à la fois prolonger des réacteurs existants, mais aussi investir dans de nouveaux réacteurs. "L'énergie nucléaire permet une énergie abondante et bas carbone", a invoqué le ministre libéral.

    Pour "changer de paradigme", le gouvernement devra modifier la loi de 2003 sur la sortie du nucléaire. Le gouvernement fédéral souhaite en outre prolonger des réacteurs existants, alors que l'arrêt de Doel 1 est prévu le 14 février. Concrètement, l'Arizona envisage de faire fonctionner les réacteurs de Doel 4 et Tihange 3 dix ans de plus.  

    L'ambition du gouvernement est de prolonger 4 gigawatts existants et de rajouter 4 gigawatts de nouveaux réacteurs, a confirmé Mathieu Bihet. 

  • Le Roi salue la formation d'un gouvernement fédéral et lance un appel aux Bruxellois

    Le Roi a salué, ce mardi, la constitution d'un nouveau gouvernement fédéral, après de longs mois de négociation. Il a aussi appelé les responsables politiques de la Région bruxelloise, seule entité encore dépourvue d'un exécutif de plein exercice, à "trouver des chemins de convergence".  

    "Bruxelles – notre belle capitale, de l'Europe également – est un carrefour, pas une impasse. Elle ne doit pas devenir symbole de blocage. Ses élus ont toujours trouvé par le passé des chemins de convergence. Je ne doute pas qu'ils auront à cœur de les trouver cette fois-ci aussi pour le bien des habitants de la Région et l'image de notre pays", a déclaré le chef de l'État à l'occasion de son discours annuel aux autorités du pays. 

    En ces temps de polarisation de l'opinion, le Roi a insisté sur le sens du compromis et du dialogue, fondements du modèle belge.

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    "Défendre ses convictions, c'est l'essence même de la politique. Mais dans un système pluraliste, fondé sur la formation de coalitions, la recherche du compromis l'est tout autant.  [...] Les divergences d'opinions nourrissent le débat démocratique pour autant qu'elles ne deviennent pas des querelles stériles, où chacun campe sur ses positions. Elles doivent aussi pouvoir déboucher sur une synthèse, aboutir à des résultats tangibles, qui répondent aux besoins de la population. Je suis convaincu que la nouvelle équipe gouvernementale y sera attentive", a-t-il souligné. 

  • Le gouvernement veut permettre aux employés de demander le chômage en cas de démission

    Le gouvernement fédéral souhaite permettre un "droit au rebond", c'est-à-dire à un travailleur salarié de demander des allocations de chômage en cas de démission, a annoncé le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) ce mardi sur les ondes de La Première.  

    L'accord de gouvernement bouclé ce week-end prévoit l'idée de permettre à un travailleur de demander une allocation de chômage pour un certain temps, à l'initiative du travailleur même, a indiqué Frank Vandenbroucke.  

    Une fois par carrière, un travailleur qui comptabilise au moins 10 années de carrière peut démissionner en pouvant prétendre à des allocations pendant six mois maximum, peut-on lire dans l'accord. La durée peut être prolongée si le travailleur a démarré une formation vers un emploi en pénurie. 

  • Un premier Conseil des ministres pour le gouvernement De Wever

    Le nouveau gouvernement fédéral dirigé par Bart De Wever a tenu, ce mardi matin, son premier Conseil des ministres. Ce conseil fut bref. Il a commencé à 8h30 pour se terminer à 10h00. Le Premier ministre doit, en effet, se rendre au Palais royal de Bruxelles où le Roi prononcera son discours annuel aux autorités du pays.

    À 15h00, Bart De Wever est attendu à la Chambre pour prononcer son discours de politique générale. L'ordre du jour n'a pas été communiqué, mais quelques points sont d'ores et déjà discutés.

    Ainsi, le nouveau ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) a annoncé sur le réseau X son intention d'annuler la dispense de service accordée au personnel de la Défense le 13 février prochain, jour de manifestation nationale contre les mesures prévues par la coalition Arizona. Cette dispense avait été accordée par sa prédécesseure, Ludivine Dedonder (PS), à la suite d'une demande du syndicat libre SLFP-Défense. 

  • Le retour des droits d'auteur dans l'IT est salué chez Easi

    Un an après la fin du régime favorable des droits d'auteur dans le secteur de l'IT, le nouveau gouvernement réinstaure l'avantage fiscal. De quoi évidemment ravir un acteur comme Easi, qui l'utilisait pour 300 de ses travailleurs.

     

  • Vanessa Matz pour des quotas de femmes au gouvernement fédéral

    Vanessa Matz (Les Engagés) "ne souscrit pas" à la présence réduite de quatre femmes pour onze hommes au sein du gouvernement de Bart De Wever. Interrogée sur Bel RTL, elle se positionne pour des quotas de femmes au Conseil des ministres.

    Les personnalités féminines qui ont été plébiscitées par les différents partis de l'Arizona sont des "femmes de grande qualité" qui "pourront peser dans les décisions", a assuré la nouvelle ministre de la Modernisation publique en charge des Entreprises publiques. Mais l'absence de femmes au kern n'est "pas normale".  

    Les partis n'ont pas fait le job, dit-elle. Les socialistes flamands n'ont pas désigné de femme, tandis que les deux plus grosses formations que sont la N-VA et le MR n'en ont désigné qu'une chacun.  

    "On impose toute une série de quotas, et c'est légitime, dans des institutions, les collèges communaux. Pourquoi n'y a-t-il pas un quota au Conseil des ministres à tout le moins?", s'est interrogée Vanessa Matz. "C'est une étape par laquelle on doit passer. Il faut contraindre pour que cela se fasse naturellement par la suite", a-t-elle rappelé. 

  • Quelles sont les nouveautés pour les indépendants et les PME?

    Fiscalité, protection sociale, pensions... Le nouvel accord gouvernemental introduit plusieurs nouveautés, qui impactent directement les indépendants et les PME

  • Premier Conseil des ministres ce mardi

    Le gouvernement De Wever se réunit, ce mardi matin, pour un premier Conseil des ministres au 4 de la rue Ducale. Cet après-midi, le tout frais Premier ministre ira à la Chambre pour faire sa déclaration de politique générale. Les différents groupes auront ensuite la possibilité d'y réagir, avec un droit de réponse de Bart De Wever. Le vote de la confiance au gouvernement doit, quant à lui, avoir lieu jeudi.

  • Casting du gouvernement: le choix de Georges-Louis Bouchez n'arrange pas la N-VA

    Le Montois a choisi de rester à la présidence du MR après avoir consulté le parti. Une attitude appréciée en interne, mais qui peut faire craindre un scénario à la Vivaldi.

  • Charlotte Bazelaire remplacera Maxime Prévot comme bourgmestre ff de Namur

    L'échevine Charlotte Bazelaire (Les Engagés) deviendra bourgmestre faisant fonction de Namur en remplacement de Maxime Prévot, ont annoncé lundi les Engagés.  

    M. Prévot a prêté lundi serment devant le Roi en tant que ministre des Affaires étrangères du gouvernement De Wever. Plusieurs options s'offraient à lui pour le remplacer au maïorat de Namur. Il a choisi l'échevine Charlotte Bazelaire qui a obtenu le plus de voix de préférence après lui aux élections du 13 octobre.   

    Julien Lemoine fera quant à lui son entrée au collège communal de Namur.  Maxime Prévot reste bourgmestre en titre de Namur. 

  • Bart De Wever se présente en atlantiste lors de son premier sommet européen

    Les Vingt-Sept ont tenu leur premier sommet entièrement consacré à la Défense. Bart De Wever s'est présenté à ses homologues comme un atlantiste, proche des États-Unis.

     

  • Un accord qui asphyxie la Wallonie et étrangle les pouvoirs locaux, dénonce le PS

    Le PS wallon a dénoncé lundi les conséquences de l'accord Arizona conclu au fédéral pour la Wallonie et les communes wallonnes.  

    Selon les calculs des socialistes, par les mesures fiscales prises, la Wallonie perdrait 160 millions d'euros par an et les communes 70 millions. Le PS redoute aussi les effets de la limitation des allocations de chômage à deux ans, voire un an, ce qui précipiterait d'après lui 140.000 personnes vers des CPAS déjà étranglés financièrement.   

    À ses yeux, le gouvernement Arizona prépare la fin de la Belgique: il asphyxiera les Régions et les communes pour les rendre financièrement dépendantes et leur imposer ensuite une nouvelle réforme de l'État.   

    "Ce gouvernement fédéral fait payer aux Wallons les choix idéologiques de la N-VA, avec la complicité du MR et des Engagés. Moins de services publics, plus de précarité, et toujours plus d'austérité: cet accord est un poison pour la Wallonie. Nous ne laisserons pas faire!", a averti la cheffe de groupe au Parlement wallon, Christie Morreale. 

  • La Coalition Climat réagit "âprement" à l'accord de gouvernement fédéral

    Le nouvel accord de gouvernement fédéral ne permettra pas à la Belgique de respecter ses objectifs européens, ni de se conformer au jugement de l'Affaire Climat ni d'atteindre la neutralité climatique comme convenu dans l'Accord de Paris, estime la Coalition Climat dans un communiqué publié lundi.  

    Le climat est "considéré comme un bonus", selon la Coalition Climat, pour qui les mesures envisagées sont "soit vagues, soit contre-productives". Par ailleurs, "l'Arizona prévoit de faire des économies sur la solidarité internationale alors que ce sont les plus vulnérables ici et ailleurs qui sont et seront les plus durement touchés par la crise climatique", selon la Coalition. "Nulle part, ce gouvernement ne reconnaît que la crise climatique est aussi une crise mondiale nécessitant la solidarité avec les pays vulnérables".   

    "Cet accord n'est pas seulement court-termiste, il est aussi injuste", déclare Benjamin Clarysse, président de la Coalition Climat, cité dans le communiqué. "Il fait porter le fardeau sur les générations futures et les plus vulnérables, sans faire contribuer les plus gros émetteurs. L'accord conclu n'offre pas de perspectives suffisantes pour un avenir plus sûr, plus sain et plus juste."  

    Pour la Coalition Climat, le gouvernement doit "prendre des mesures audacieuses dès maintenant". "Tout d'abord, en soumettant un plan permettant d'atteindre l'objectif de réduction des émissions de 55 % d'ici 2030, comme l'exige l'Affaire Climat. Ensuite, en soutenant au niveau européen un objectif ambitieux de réduction de 95 % d'ici 2040".  

  • Les marchés saluent l'accord gouvernemental: le taux belges à dix ans sous 3%, une première en 2025

    Les conditions d'emprunt de l'État belge sur le marché obligataire se sont légèrement améliorées ce lundi, après la conclusion, vendredi soir, d'un accord gouvernemental au niveau fédéral. Le taux des obligations gouvernementales belges à dix ans est retombé en dessous de 3% pour la première fois depuis la fin décembre, à 2,98%, contre 3,07% vendredi avant la conclusion de l'accord.

    La Belgique a maintenant un gouvernement capable de prendre des décisions. Cela devrait être reconnu par les marchés financiers et les agences de notation.

    Philippe Ledent
    Économiste chez ING Belgique

     

    La détente réelle est toutefois moins nette, car les taux d'intérêt ont baissé pour l'ensemble des États européens, parce que les investisseurs ont plébiscité les obligations gouvernementales ce lundi au détriment des actions, à cause des inquiétudes au sujet de la guerre commerciale lancée par Donald Trump aux USA. Le taux du Bund allemand à dix ans, référence en zone euro, s'est ainsi replié à 2,39%, contre 2,46% vendredi.

    Mais même en tenant compte de ces mouvements synchronisés des taux obligataires européens, le taux belge a bénéficié d'un petit avantage: il a diminué de 2 points de base (0,02 point de pourcentage) de plus que le taux allemand. L'écart (ou "spread", dans le jargon) entre les taux à dix ans de la Belgique et de l'Allemagne s'est ainsi réduit à 59 points de base, contre 61 points de base précédemment. Reste à voir si cette amélioration sera durable. En tout cas, cette évolution favorable des marchés sera probablement appréciée des nouveaux dirigeants belges, qui y verront peut-être un signe d'encouragement à mettre en œuvre les mesures qu'ils ont annoncées.

    "La principale bonne nouvelle est que la Belgique n'est pas tombée dans une crise politique et a maintenant un gouvernement capable de prendre des décisions pour soutenir l'économie et remettre les finances publiques sur la bonne voie", analyse Philippe Ledent, économiste chez ING Belgique, dans une note publiée ce lundi. "Cela devrait être reconnu par les marchés financiers et les agences de notation."

  • Clerfayt: pas de fusion des zones de police sans l'accord du Parlement bruxellois

    "La fusion des six zones de police bruxelloises n'offrira aucune économie d'échelle" a déclaré lundi le ministre bruxellois démissionnaire Bernard Clerfayt (DéFI), au micro de la VRT radio. Qui plus est, le Conseil d'Etat a indiqué, dans un avis sur une proposition de loi de l'Open Vld sur le sujet, qu'une fusion des zones de police ne pourrait se faire qu'avec l'accord du Parlement bruxellois, a-t-il souligné.  

    Le nouvel accord de coalition fédérale prévoit, sans le moindre commentaire sur les modalités, une fusion des six zones de police bruxelloises, un tabou pendant des années pour les partis francophones, une revendication pour la plupart des partis flamands.

    M. Clerfayt juge qu'en raison de la taille déjà très étendue des zones de police bruxelloises actuelles, le projet de fusion n'engendrera pas d'économies d'échelles supplémentaires

  • La "boîte noire", devenue "caisse blanche", ne se limitera plus à l'horeca

    Le monde de l'horeca se réjouit de la généralisation des "caisses blanches" et de leur extension à d'autres secteurs du commerce de détail. Un bémol: l'abandon d'une baisse de la TVA.

    Lire notre article complet ici.

     

  • Les juges "politiques" de la Cour constitutionnelle devront aussi être diplômés en droit

    Quelques brefs paragraphes de l'accord de gouvernement révèlent que les négociateurs ont voulu tirer les leçons de quelques péripéties dans les nominations à la Cour constitutionnelle, dont celles autour de la candidature de Zakia Khattabi. Les partis de l'Arizona entendent modifier la procédure qui mène à la Cour, avec entre autres une audition à la Chambre et l'exigence, y compris pour les juges "politiques", d'avoir étudié le droit.  

    La Cour constitutionnelle, avec ses juges nommés à vie, rassemble des personnes qui ont une expérience juridique, et des membres nommés après au moins cinq ans dans une assemblée parlementaire. Le choix de ces derniers, issus du monde politique, a souvent fait l'objet de débat ces dernières années: certains pensent que l'on doit supprimer la présence de ces juges issus des parlements, d'autres qu'il faut ajouter des conditions. C'est cette seconde option qu'a choisie l'Arizona. 

    La nouvelle coalition entend réformer pour "renforcer" la Cour. Nouveauté: les juges issus du monde politique devront avoir obtenu un doctorat, une licence ou un master en droit. Plutôt que cinq ans, la durée d'une législature, ils devront avoir passé au moins huit ans dans une assemblée parlementaire. Ou dans un exécutif, car les années au gouvernement seront aussi comprises dans ce calcul. Autre condition: avoir une connaissance fonctionnelle de l'autre langue (français ou néerlandais). 

    Avant d'être nommés, les juges, qu'ils soient issus du monde juridique ou politique, devront être entendus à la Chambre.  

  • De Wever rencontre les dirigeants européens

    Le Premier ministre belge, Bart De Wever, s'est immédiatement jeté dans le bain cet après-midi. Peu après avoir prêté serment en tant que Premier ministre, il était présent au Palais d’Egmont, où les dirigeants européens tiennent un sommet informel sur la défense. Lors de cette réunion, les 27 chefs d’État et de gouvernement de l’UE échangent avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, ainsi qu’avec le Premier ministre britannique, Keir Starmer.

    De Wever a reconnu que la Belgique avait déjà promis en 2014 d’investir 2% de son PIB dans la défense, sans jamais concrétiser cet engagement. Il a insisté sur le fait que son gouvernement allait augmenter les dépenses militaires: " Nous avons prévu des fonds supplémentaires dans notre budget afin de porter ces dépenses à l’ambition stricte de 2 % du PIB ", a-t-il déclaré. " Les discussions sur une norme de dépenses plus élevée auront lieu plus tard. "

    Le nouveau Premier est toutefois conscient que cette norme plus élevée de 3 % a entre-temps été relevée à 5 % par le président américain Donald Trump. " Alors que nous rattrapons notre retard, le reste du peloton continuera d’avancer ", a-t-il admis. Il reste néanmoins prudent: " Nous sommes dans une situation budgétaire difficile et nous ne pouvons donc pas faire de miracles ", a-t-il laissé entendre. En parallèle, il affirme avec conviction qu’il assainira les finances publiques belges de manière convaincante.

    Le sommet informel européen sur la défense porte sur les priorités en matière de coopération militaire européenne, sur les modalités de financement de ces dépenses et sur le renforcement des partenariats existants avec l’OTAN et le Royaume-Uni. Le financement constitue le principal point de friction. De Wever a d’ores et déjà exclu l’option de recourir aux marchés internationaux pour émettre de la dette: " Ce n’est pas une solution qui nous convient. L’accord de coalition prévoit que nous devons trouver des solutions au sein du budget européen. "

    Il estime également qu’" il serait une erreur de penser que l’Europe pourrait se défendre seule. L’Europe doit poursuivre son alliance avec l’OTAN et avec les États-Unis. "

    ©EPA


  • Le Premier ministre prononcera la déclaration de politique générale à 15h à la Chambre

    Le nouveau Premier ministre, Bart De Wever, prononcera mardi à 15h devant la Chambre la déclaration de politique générale, après la traditionnelle photo de famille sur les marches du Palais de la Nation.  

    Ce discours contient les grands axes de la politique du gouvernement fédéral pour le reste de la législature. Il marque en quelque sorte le coup d'envoi parlementaire de la majorité Arizona. Le débat sur cette déclaration aura lieu mercredi. Il prendra d'abord la forme d'une discussion générale au cours de laquelle les représentants des différents groupes politiques prendront la parole avant une réponse du Premier ministre. Les débats "thématiques", relatifs aux diverses compétences viendront ensuite. Les questions sont alors adressées à chaque ministre séparément.   

    Traditionnellement, ce débat se termine aux petites heures. Il s'achève par le vote de la confiance au gouvernement, prévu jeudi à 16h30. Quarante-huit heures doivent séparer la déclaration du vote de la confiance.  

  • Plusieurs responsables internationaux, dont Giorgia Meloni, félicitent Bart De Wever

    La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, figure du parti postfasciste Fratelli d'Italia et ancienne présidente du parti des Conservateurs et Réformistes européens (ECR), a félicité lundi, à l'instar de plusieurs chefs de gouvernement, Bart De Wever pour son accession au poste de Premier ministre.  

    "Je suis convaincue que nous travaillerons ensemble, guidés par des valeurs et objectifs communs, tant au niveau bilatéral que pour relever les importants défis qui nous attendent sur la scène européenne et internationale", a-t-elle écrit sur X.  

    Au Parlement européen, la N-VA est membre du groupe ECR. Elle n'est cependant pas membre du parti européen du même nom, présidé par l'ancien Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki (PiS). Ce dernier a tout de même commenté le nouvel exécutif belge, qui "réaffirme un engagement commun pour une souveraineté nationale, la stabilité et des valeurs européennes durables", selon lui.  

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a noté que la Belgique a toujours été un "fort défenseur du projet européen". "Travaillons étroitement ensemble sur l'agenda de la compétitivité européenne, la migration et la sécurité", a-t-elle indiqué.  

    Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a salué les compétences de Bart De Wever en tant que gestionnaire, rappelant qu'il a prouvé ses qualités à Anvers. Toutefois, il a souligné que le nouveau Premier ministre belge avait de "grandes chaussures à remplir", succédant à un chef de gouvernement expérimenté. Rutte s'est dit impatient de collaborer avec lui et a mentionné avoir échangé par message avec De Wever, après un dernier appel avec Alexander De Croo pour lui faire ses adieux.  

    Le chef de gouvernement néerlandais, Dick Schoof, a également félicité M. De Wever. "Je me réjouis de poursuivre et d'élargir avec l'ensemble de son gouvernement les excellentes relations historiques entre nos pays ainsi que notre étroite coopération au sein de l'UE et du Benelux", a-t-il écrit sur X.  

    Le Luxembourgeois Luc Frieden en a également profité pour remercier Alexander De Croo pour "l'amitié et le bon travail d'équipe" et a souligné que le Luxembourg et la Belgique partageaient "une amitié profonde, une longue histoire et un partenariat solide."  

    Denys Shmyhal, le Premier ministre ukrainien a félicité M. De Wever et a indiqué qu'il espérait un soutien belge continu en faveur de l'Ukraine ainsi qu'une "assistance militaire, financière et humanitaire compréhensive".  

  • "Aucune mesure concrète pour le bien-être animal" dans l'accord, s'indigne Gaia

     Le nouvel accord de gouvernement ne prévoit aucune mesure concrète en faveur du bien-être animal, réagit lundi avec indignation l'organisation de défense des animaux Gaia. "Malgré une prise de conscience croissante de la société sur la nécessité de protéger les animaux, le nouveau gouvernement reste sourd à cette urgence."  

    Parmi les revendications de Gaia non reprises dans l'accord de gouvernement, on retrouve notamment l'interdiction de la vente des feux d'artifice. "Pourtant, 81% des échevins en charge du Bien-être animal soutiennent une interdiction (enquête GAIA, janvier 2025), tout comme 67% des citoyens (IPSOS, 2023). L'absence d'interdiction entraîne chaque année de nombreux accidents et des souffrances inutiles, tant pour les humains que pour les animaux", pointe l'association.  

    L'accord de gouvernement ne prévoit par ailleurs aucune réduction de la TVA sur les soins vétérinaires pour les particuliers, regrette Gaia. "Les propriétaires d'animaux de compagnie devront donc continuer de payer 21% de TVA sur les soins vétérinaires, alors que les agriculteurs bénéficient d'un taux réduit." 

  • Le gouvernement prévoit d'utiliser la reconnaissance faciale pour détecter des suspects

    Le nouveau gouvernement fédéral a ouvert la porte à l'utilisation de la reconnaissance faciale par l'intelligence artificielle (IA) pour "la détection des condamnés et des suspects". Selon un expert en protection de la vie privée, la Belgique "franchirait alors le dernier obstacle à la protection de la vie privée".  

    Cette mesure de l'accord du gouvernement De Wever figure dans le chapitre consacré à la police numérique et fait référence à l'AI Act, une législation européenne visant à encadrer l'usage de l'intelligence artificielle qui est entrée en vigueur ce dimanche 2 février.  

    "En collaboration avec les services de renseignement et de sûreté, nous facilitons - dans un cadre juridique strict et précisément défini - les champs d'expérimentation pour les nouvelles applications opérationnelles et les nouvelles technologies. En l'occurrence, il peut s'agir, par exemple, du déploiement de la technologie de reconnaissance faciale pour la détection des condamnés et des suspects", peut-on lire.   

    Utiliser des caméras recourant à l'IA afin de reconnaître des personnes est une pratique pour le moins controversée. L'AI Act interdit d'ailleurs l'identification biométrique dans les espaces publics, mais prévoit toutefois quelques exceptions pour les "infractions graves". 

  • Unia s'indigne de la baisse de son financement

    Unia partage sa stupéfaction et son indignation lundi après avoir pris connaissance de la diminution de 25% de son financement prévue dans l'accord du gouvernement fédéral. Le Centre interfédéral pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme et les discriminations réclame des explications au nouveau ministre de l'Égalité des chances, Rob Beenders (Vooruit).  

    Unia regrette une "décision brutale", qui fragilise la situation des personnes confrontées aux discriminations, aux actes ou aux discours de haine. "Nous sommes d'autant plus choqués que cette coupe budgétaire arrive en guise de conclusion d'un chapitre de l'accord fédéral qui rappelle l'importance de la lutte contre les discriminations et insiste sur la promotion de l'égalité et de l'inclusivité", ajoute l'organisation. "Il y a des mots et il y a des actes. Nous aurions pu attendre plus de cohérence entre les deux."  

    Els Keytsman, la directrice d'Unia, ne cache pas sa stupéfaction quant à la coupe de 25% effectuée dans les finances d'Unia.
    Els Keytsman, la directrice d'Unia, ne cache pas sa stupéfaction quant à la coupe de 25% effectuée dans les finances d'Unia. ©Photo News

    Le centre interfédéral s'interroge d'ailleurs sur la conformité de cette décision avec la nouvelle directive européenne relative aux normes applicables aux organes d'égalité. D'après Unia, le texte vise justement à renforcer leur mandat, leurs pouvoirs, leur indépendance et leur financement.

  • Taxation des plus-values: des divergences de lecture au sein du gouvernement

    L’accord intervenu vendredi sur la taxation des plus-values est interprété différemment par le MR d’une part, et le CD&V et Vooruit, d’autre part. On attend toujours un texte final.

    ©BELGA
  • Le patronat wallon salue un accord ambitieux

    La fédération patronale wallonne AKT accueille avec optimisme l'accord de gouvernement signé par la coalition Arizona, qu'il juge ambitieux. "Cet accord met à juste titre la priorité sur l'augmentation du taux d'emploi, la relance de notre économie et le retour à une trajectoire budgétaire soutenable, comme premiers leviers pour assurer la pérennité de notre modèle social", commentent les employeurs wallons.

    Ceux-ci soulignent tout particulièrement les mesures fiscales promises pour rétablir la compétitivité de l'économie, ainsi que la vision énergétique interfédérale destinée à assurer un accès flexible et constant à l'énergie pour les entreprises. Enfin, elle se dit soulagée du maintien de l'Agence du commerce extérieur, un temps menacée par la N-VA: il s'agit d'"un outil essentiel de promotion des exportations" aux yeux du patronat wallon.

    AKT dit cependant veiller à la préservation des intérêts francophones sur plusieurs dossiers (défense, mobilité, production d'énergie...) ainsi que face aux projets de réforme institutionnelle.

  • Les syndicats militaires dénoncent l'impact de l'accord sur les pensions

    Le nouveau ministre de la Défense, Théo Francken, va devoir affronter les vives inquiétudes des militaires face à l'accord de gouvernement. La coalition Arizona entend, en effet, relever l'âge de pension du personnel militaire de 56 ans à l'âge légal de 67 ans. "Une augmentation de 11 ans", pointe Yves Huwart, le président du syndicat militaire CGPM, qui évoque même un impact plus grand pour certains pilotes qui partaient en retraite plus tôt. "Cela touche beaucoup de gens de plein fouet."

    La pension sera aussi réduite, souligne le syndicaliste: la pension maximale des fonctionnaires est actuellement calculée sur les dix dernières années travaillées, mais l'Arizona veut effectuer ce calcul sur la carrière complète de 45 ans. De quoi réduire la motivation des soldats et l'attractivité du métier. "Si le gouvernement modifie cette pension, il y aura un exode. Et, de cette manière, ils n'atteindront pas leurs objectifs en matière de personnel", estime Yves Huart. 

    Un constat partagé par le syndicat libéral SLFP Défense. "Quels sont les jeunes que vous allez attirer et qui va les former? Nous n'arrivons déjà plus à suivre", remarque son président, Chris Huybrechts, évoquant un manque de soldats pour les futurs avions de combat et la nouvelle frégate prévus pour la Défense. Il pointe également le surcoût généré par l'allongement généralisé des carrières aux salaires les plus élevés.

  • "Où sont les femmes?": l'opposition critique le manque de parité du gouvernement

    Un retour en arrière en matière de parité. C'est ce qu'a dénoncé le chef de file socialiste Paul Magnette sur X, en publiant une photo du nouveau gouvernement, où ne figurent que quatre femmes pour onze hommes. Sous-titre: "De retour aux années 1970. Où sont les femmes?"

    Même son de cloche du côté d'Ecolo. L'ancienne coprésidente Zakia Khattabi a dénoncé le peu de visibilité donné sur la photo officielle aux rares femmes du gouvernement. 

  • Les syndicats de police mitigés sur l'accord de gouvernement

    Les syndicats de police se sont montrés mitigés face au nouvel accord de gouvernement ce lundi matin. Parmi les points positifs de l'accord, ils citent l'augmentation du nombre de policiers de quartier – un inspecteur de quartier pour 2.000 habitants –, l'accent mis sur la sécurité dans les gares et la prime prévue pour certaines zones spécifiques de la périphérie bruxelloise où le recrutement est difficile. "Au total, 3.000 postes de policiers ne sont pas pourvus", souligne le président national du SNPS, Carlo Medo.

    Les policiers dénoncent toutefois la baisse des pensions et l'absence de mesure pour contrer l'érosion du statut de la police et de son attractivité. "Le travail dans la police est physiquement et mentalement exigeant, accompagné de beaucoup de stress et de violence", explique le président du SNPS. "Nous nous efforçons de rendre le métier de policier attrayant, mais cette attractivité est en train de s'éroder."

    Le syndicat ne s'exprime pas sur l'épineuse question des zones de police bruxelloises, amenées à fusionner. "Il s'agit d'un choix politique que nous devons examiner en interne", déclare Carlo Medo. "Nos délégués bruxellois ne sont toutefois pas favorables à cette idée." Le gouvernement a promis de reprendre les négociations avec les policiers. 

  • Bart De Wever: "Georges-Louis Bouchez a influencé chaque passage de l'accord"

    Le nouveau Premier ministre Bart De Wever (N-VA) a souligné la "force de négociation" de Georges-Louis Bouchez (MR) pendant la formation gouvernementale, y voyant le présage d'une meilleure collaboration que sous la précédente législature. "Il a mis son empreinte dans l'accord de gouvernement, ce qui rend la situation différente", a-t-il affirmé en arrivant au Palais d'Egmont, où se tient une rencontre européenne consacrée à la défense. 

    Lors de la précédente législature, le président du MR avait mené une politique de "particip-opposition", critiquant ouvertement certaines décisions du gouvernement fédéral, auquel participait pourtant son propre parti. En renonçant au poste de ministre de l'Intérieur qui lui semblait promis, Georges-Louis Bouchez se ménage à nouveau une distance vis-à-vis du nouvel exécutif. Mais Bart De Wever veut s'assurer sa solidarité, en soulignant l'influence qu'il a déjà eue sur la ligne du gouvernement.

    "Georges-Louis Bouchez est un homme très fort, il a écrit beaucoup de paragraphes et influencé chaque passage de l'accord de gouvernement. Il sait ce qu'il y a dedans et ce qui se cache derrière", a déclaré Bart De Wever. L'avoir au sein du gouvernement "aurait été un atout, mais c'est à chaque parti de décider qui il envoie", a estimé l'indépendantiste flamand, avant de féliciter le nouveau ministre de l'Emploi nommé par le MR. "David Clarinval est un homme excellent, donc je peux travailler avec lui aussi bien."

  • Les petits patrons saluent un accord de gouvernement "globalement positif" pour les entrepreneurs

    Le Syndicat des indépendants et des PME (SDI) a "félicité", ce lundi, les négociateurs de la coalition Arizona pour la formation du nouveau gouvernement fédéral. La fédération patronale interprofessionnelle salue "la volonté des partis de revaloriser les pensions des indépendants et de moderniser le marché du travail" et "l'attention portée à l'emploi et au soutien des indépendants" dans l'accord présenté samedi.

    Le SDI émet cependant, dans son communiqué, certaines réserves, comme sur la taxation des plus-values. "Nous devons éviter de pénaliser les petits entrepreneurs qui ont investi toute leur vie dans leur entreprise", a commenté le président du SDI, Daniel Cauwel.  

    Le SDI pointe encore "l'urgence d'alléger les charges fiscales et sociales qui étranglent les petites structures". La fédération met enfin en garde contre la généralisation du travail du dimanche "qui pourrait désavantager les petits commerces face aux grandes chaînes". "Nous devons trouver un équilibre entre flexibilité et protection des petites entreprises locales", a ajouté Daniel Cauwel.

  • Bart De Wever vise les 2% de dépenses militaires

    À peine nommé Premier ministre, Bart De Wever s'est rendu à son premier sommet des dirigeants européens, au palais d'Egmont. Arrivé à ce sommet informel consacré à la Défense, il a défendu l'intérêt de l'alliance de l'Otan avec les États-Unis. "Penser que l'Europe peut se défendre seule serait une erreur", a-t-il affirmé. Une approche qui s'annonce conciliante vis-à-vis de Washington, à l'heure où Donald Trump menace l'Europe de guerre commerciale.

    Il a également promis que son nouveau gouvernement augmenterait les dépenses de défense. "Nous espérons que les dépenses militaires atteindront 2% du PIB. Les discussions sur un objectif plus élevé auront lieu plus tard", a-t-il déclaré aux journalistes.

    Le Premier ministre Bart de Wever à l'ouverture du sommet informel des Vingt-Sept.
    Le Premier ministre Bart de Wever à l'ouverture du sommet informel des Vingt-Sept. ©BELGA
  • Passation de pouvoir entre Alexander De Croo et Bart De Wever

    "Monsieur le Premier ministre, félicitations et bienvenue dans votre bureau." Le Premier ministre sortant Alexander De Croo (CD&V) a accueilli Bart De Wever (N-VA) au 16 rue de la Loi, pour lui céder officiellement le rôle de chef de gouvernement. Le libéral avait quelques cadeaux pour son successeur pour l'occasion.

    L'ex-Premier a d'abord présenté un guide de voyage Lonely Planet de l'État américain de l'Arizona – même si "ce ne sera pas une promenade de vacances", a-t-il déclaré, en référence à la nouvelle coalition du même nom.

    Il a également offert à son successeur les "Commentaires sur la guerre des Gaules" de l'empereur romain Jules César. Un livre en latin choisi pour une citation en particulier: "De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves." Une citation dont on oublie souvent la suite: "parce qu'ils sont les plus éloignés de la culture", a souligné Alexander De Croo. "Oui, nous y revoilà, Alexander", a répondu Bart De Wever.  

    Le nouveau Premier ministre doit désormais se rendre au palais d'Egmont pour un sommet des 27 chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne.

    ©BELGA
  • Le nouveau gouvernement ne compte que quatre femmes

    Quinze ministres, mais seulement quatre femmes. La composition complète du nouveau gouvernement maintenant connue, il en ressort un déséquilibre sur la parité. Le kern, ou conseil des ministres restreint, est ainsi entièrement masculin, avec le Premier ministre Bart De Wever, Jan Jambon (N-VA), David Clarinval (MR), Maxime Prévot (Les Engagés), Frank Vandenbroucke (Vooruit) et Vincent Van Peteghem (CD&V). 

    Les seules femmes du gouvernement seront la ministre de l'Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt (N-VA), la ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME Éléonore Simonet (MR), la ministre des Entreprises publiques Vanessa Matz (Les Engagés) et la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V).  

    À titre de comparaison, le gouvernement De Croo était paritaire au moment de sa formation et comptait deux femmes vice-Premières ministres avec Sophie Wilmès (MR) et Petra De Sutter (Groen). 

    Le roi Philippe, le Premier ministre Bart De Wever, et le nouveau gouvernement fédéral.
    Le roi Philippe, le Premier ministre Bart De Wever, et le nouveau gouvernement fédéral. ©REUTERS
  • Bart De Wever prête serment devant le Roi

    Bart De Wever a prêté serment dans les trois langues nationales devant le roi Philippe ce lundi matin au Palais royal, accompagné des quatorze membres de son gouvernement. Le chef de la N-VA est donc devenu officiellement le nouveau Premier ministre.

    Le dirigeant de 54 ans est le premier indépendantiste flamand à prendre la tête du gouvernement fédéral. C'est la deuxième fois que la N-VA monte au Fédéral, après le gouvernement Michel (N-VA, MR, CD&V, Open Vld), qu'elle avait fait chuter un an avant la fin de la législature. Cette fois, le président sortant de la N-VA a dit qu'il aurait besoin de dix ans pour "assainir le pays"

  • Les ministres MR: David Clarinval à l'Emploi, Bernard Quintin à l'Intérieur...

    Le casting du MR est désormais connu: David Clarinval rejoint le nouveau gouvernement fédéral comme vice-Premier Ministre et ministre de l’Emploi, de l’Économie et de l’Agriculture. Poids lourd du MR, il était déjà vice-Premier et ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME et de l'Agriculture dans le gouvernement sortant.

    Bernard Quintin est nommé ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, également en charge de Beliris. Cet ancien diplomate était, depuis le 1ᵉʳ décembre, ministre des Affaires étrangères du gouvernement fédéral sortant, en remplacement de Hadja Lahbib après son départ à la Commission européenne.

    Éléonore Simonet devient ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME. Âgée de 27 ans et fille de l'ancien ministre-président bruxellois Jaques Simonet, elle a été élue pour la première fois députée bruxelloise en 2024.

    Enfin, Mathieu Bihet est désigné ministre de l’Énergie. Député fédéral et ancien délégué général du MR, il s'était imposé en pointe du parti sur la question du nucléaire, en s'opposant au démantèlement des réacteurs Doel 1, Doel 2 et Tihange 1.

    Bernard Quintin est nommé ministre de la Sécurité et de l’Intérieur.
    Bernard Quintin est nommé ministre de la Sécurité et de l’Intérieur. ©BELGA
  • Georges-Louis Bouchez annonce qu'il ne montera pas au gouvernement

    Le président du MR a annoncé sur la Première qu'il ne participera pas au nouveau gouvernement fédéral et restera donc à la tête de son parti. "Mon envie aurait été d'être dans ce gouvernement", mais le choix a été guidé par une volonté de stabilité du MR, a-t-il exposé.

    Le mouvement libéral francophone est le dernier parti de l'Arizona à dévoiler son casting ministériel. De nombreux observateurs s'attendaient à voir Georges-Louis Bouchez devenir ministre de l'Intérieur.

  • Prestation de serment, passation de pouvoir et sommet européen... La première journée de Bart De Wever au 16

    Le nouveau gouvernement fédéral entame ce lundi sa première journée, même si le casting ministériel du MR n'a toujours pas été dévoilé. Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) et son équipe sont attendus au Palais royal pour la prestation de serment devant le Roi, prévue à 09h00. Bart De Wever se rendra ensuite au 16 rue de la Loi pour y rencontrer son prédécesseur Alexander De Croo (Open Vld). La passation de pouvoir entre les deux hommes devrait avoir lieu à 10h00. 

    Dès son entrée en fonction, le Premier ministre se rendra au Palais d'Egmont pour un sommet des 27 chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne. Cette "séance de réflexion informelle" sera essentiellement consacrée à la Défense. Un repas est prévu le midi avec le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, et un dîner de travail le soir avec le Premier ministre britannique, Keir Starmer

  • La Ligue des droits humains dénonce un recul alarmant des droits fondamentaux

    "Austérité budgétaire, tournant sécuritaire et droits fondamentaux des plus vulnérables piétinés", voilà comment la Ligue des droits humains analyse l'accord de gouvernement bouclé par la coalition Arizona vendredi.

    Parmi ses principales préoccupations, l'ASBL de défense des droits fondamentaux craint que la Belgique ne respecte plus ses engagements sur le droit des étrangers prévus par la Convention de Genève. "Alors que la Belgique a été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme et par ses tribunaux des milliers de fois pour la violation de ses obligations internationales en matière d'accueil des demandeurs d'asile, la nouvelle majorité fédérale entend réduire sa capacité d'accueil. Les places en centres fermés vont par contre doubler", note la LDH. "L'intégration de l'Office des étrangers au sein de la police ainsi que l'intensification de la politique de retour, qui inclut le retour des visites domiciliaires, participent à la criminalisation des personnes étrangères, en ce compris celles qui sont demandeuses de protection internationale", estime la LDH.   

    Elle dénonce également un recul des droits sociaux, notamment avec la limitation dans le temps des allocations de chômage, mais aussi la réforme annoncée des pensions. Cette dernière touchera particulièrement les femmes, qui travaillent plus à temps partiel, "avec moins de carrière complète en raison de la persistance d'une répartition inégale des charges domestiques et familiales entre hommes et femmes", selon la LDH.  

    Elle craint aussi un tournant sécuritaire, pointant l'augmentation annoncée des prérogatives répressives de la police ainsi que "la volonté de l'Arizona de déployer la technologie de reconnaissance faciale".  

  • Vincent Blondel (Les Engagés) présidera le Sénat

    En plus de trois postes ministériels, Les Engagés héritent aussi de la présidence du Sénat, institution que le gouvernement Arizona a prévu de supprimer. C'est l'ancien recteur de l'UCLouvain, Vincent Blondel, qui est appelé à effectuer ce "baroud d'honneur", selon les mots de M. Prévot.  

    L'ancien recteur de l'UCLouvain, Vincent Blondel  (Les Engagés), hérite de la présidence du Sénat.
    L'ancien recteur de l'UCLouvain, Vincent Blondel (Les Engagés), hérite de la présidence du Sénat. ©doc
  • Les ministres Engagés désignés: Maxime Prévot aux Affaires étrangères, Jean-Luc Crucke au Climat et à la Mobilité, et Vanessa Matz à la Modernisation publique

    Maxime Prévot, président des Engagés, a annoncé dimanche soir le casting ministériel de son parti. Comme pressenti, il siègera bien dans l'exécutif fédéral et occupera le poste de ministre des Affaires étrangères.

    Il sera accompagné par Jean-Luc Crucke. L'ex-ministre wallon MR devient ministre, du Climat et de la Mobilité. Et par la liégeoise Vannessa Matz, qui sera à la tête du portefeuille de la Modernisation publique.

    Il a également été annoncé que Maxime Prévot remet la présidence des Engagés à Yvan Verougstraete avant une élection dans les trois mois.

  • Les membres du CD&V ont aussi validé leur participation au gouvernement Arizona

    Les membres du CD&V ont validé dimanche en fin d'après-midi la participation du parti chrétien-démocrate flamand au gouvernement de Bart De Wever. Le CD&V était le dernier parti, dimanche, à devoir recevoir le feu vert de ses membres pour l'accord de gouvernement Arizona.  

  • Les Engagés approuvent leur participation au gouvernement fédéral à la quasi-unanimité

    Les Engagés ont approuvé leur participation au gouvernement fédéral. Leur convention a validé, à l'unanimité moins trois abstentions, dimanche soir au Palais des Congrès de Liège, l'entrée dans l'exécutif De Wever aux côtés de la N-VA, du MR, de Vooruit et du CD&V.  

    Les centristes mettent ainsi fin à dix années d'opposition fédérale, après avoir fait leur retour dans les entités fédérées l'été dernier. "Jamais une remontada n'a permis de marquer autant de buts en moins de trois ans", s'est félicité leur président Maxime Prévot, accueilli par une ovation debout quasi générale de quelque 750 militants et mandataires.  

    Maxime Prévot a exposé sa vision de l'accord de gouvernement. Il a insisté sur la santé, le climat et la sécurité, et défendu la rigueur budgétaire, ou encore la nécessité de réformer les pensions. En matière fiscale, son parti a veillé à garantir la solidarité sans verser dans l'assistanat, selon lui.  

    Le chapitre migration a été celui où les négociateurs Engagés ont été le plus bousculés par rapport à leurs valeurs, a-t-il répondu à une question de l'assemblée. "Notre combat le plus âpre, mais le plus satisfaisant, a permis de confirmer l'interdiction d'enfermement des enfants" au cours des procédures d'asile et migration, a-t-il ajouté.  Mais les quatre plans de transformation (santé, justice-police, emploi-fiscalité et climat-environnement) que les Engagés ont développé à leur création se retrouvent quasi entièrement dans le projet d'accord, assure le parti. 

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  • Surprise chez Vooruit, Rob Beenders sera l'autre ministre socialiste

    Vooruit promettait une surprise, aux côtés de Frank Vandenbroucke. Là voilà: Conner Rousseau a confirmé dimanche en fin d'après-midi, via Instagram, que c'est Rob Beenders qui sera ministre dans le gouvernement de Bart De Wever, pour les socialistes flamands. On attendait Melissa Depraetere, mais cette dernière reste finalement au gouvernement flamand, où elle est vice-ministre-présidente.   

    Rob Beenders, 45 ans, est Limbourgeois. Il avait mis fin à sa carrière politique en 2019. Il a par le passé été sénateur et membre du Parlement flamand. Il est également actif au niveau local à Hasselt. 

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  • Pour De Wever, "il est souhaitable que les ministres soient capables de parler les deux langues"

    Alors que le casting ministériel du côté des partis francophones se faire encore attendre, Bart De Wever s'est exprimé sur le niveau linguistique qu'il aimerait avoir au sein de son gouvernement.

    Interrogé à ce sujet par Belga, il a déclaré qu'"il est souhaitable qu'au niveau fédéral, les ministres soient capables de s'exprimer dans les deux langues nationales". "Mais il revient à chacun de prendre la responsabilité personnelle de s'améliorer dans ce domaine", a-t-il ajouté.

  • Les bourgmestres bruxellois des Engagés boycottent le congrès de participation

    Les quatre bourgmestres bruxellois des Engagés ont décidé de ne pas se rendre au congrès de participation de leur parti au gouvernement fédéral. La fusion des zones de police bruxelloises passe mal chez les maïeurs de la capitale. Dans la matinée, c'est le bourgmestre d'Uccle, Boris Dilliès, qui choisissait de s'abstenir au congrès du MR. Dans l'après-midi, on apprenait que les bourgmestres Engagés boudaient le congrès de leur parti. Les centristes détiennent quatre des dix-neuf maïorats bruxellois: Woluwe-Saint-Pierre (Benoît Cerexhe), Jette (Claire Vandevivere), Berchem-Sainte-Agathe (Christian Lamouline) et Ganshoren (Jean-Paul Van Laethem). 

    Vieille revendication des partis flamands, la fusion des six zones de police a été toujours été rejetée par une large partie du monde politique francophone bruxellois, à commencer par les bourgmestres, compétents pour le maintien de l'ordre et la paix publique sur le territoire de leur commune. 

  • Avec l'asile et la migration, la N-VA retrouve sa matière fétiche, le monde associatif se prépare

    Alors que le nom de la nouvelle ministre de l'Asile et la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), vient d'être annoncé il y a quelques heures, le secteur associatif se mobilise déjà pour lui mener la vie dure.

    La Gantoise hérite de son tout premier poste-clé à l'âge de 45 ans, avec comme feuille de route une mission claire: "maîtriser l'afflux de migrants" et "restreindre progressivement et sensiblement le nombre de places d'accueil".

    Un programme qui fait déjà craindre le pire aux associations de défense pour le droit des étrangers.

    Pour l'avocat Robin Bronlet (Progressive lawyers network, cabinet actif dans le droit des étrangers), la Belgique n'est plus "dans le durcissement graduel, mais entre dans une nouvelle catégorie en suspendant de manière immédiate la relocalisation des réfugiés, préférant payer une amende plutôt que de se répartir les réfugiés avec les États membres, ce qui est le cheval de bataille de l'extrême droite partout en Europe".

  • Steven Vandeput président intérimaire de la N-VA

    Le député Steven Vandeput assurera temporairement la présidence du parti N-VA, remplaçant Bart De Wever. En tant que premier vice-président du parti, il occupera ce poste par intérim jusqu'à l'organisation d'élections pour désigner un nouveau président, a confirmé le parti.

    De Wever, qui devient Premier ministre, passe le relais de la présidence du N-VA après plus de 20 ans. Les candidats à sa succession ne sont pas encore connus, mais un successeur devrait être désigné d'ici le mois de mai.

  • La prestation de serment aura lieu à 9h00 lundi matin au Palais

    Les membres du nouveau gouvernement fédéral sont attendus lundi matin au Palais royal pour prêter serment auprès du Roi à 9h00, annonce le Palais royal. La prestation de serment sera suivie de la traditionnelle photo de famille du nouvel exécutif fédéral, qui comptera 14 ministres en plus du Premier ministre Bart De Wever.

  • Les membres du MR valident à la quasi-unanimité la participation du parti au gouvernement

    Les membres du MR, rassemblés en congrès à Bruxelles, ont approuvé dimanche la participation du parti libéral francophone au gouvernement fédéral. Cette participation a été approuvée à une quasi-unanimité. Deux militants ont voté contre et trois se sont abstenus, dont le bourgmestre d'Uccle Boris Dilliès.  

    Ce vote est intervenu après une présentation de plus d'une heure du président du parti Georges-Louis Bouchez, suivie d'une séance de questions-réponses des militants. Le libéral, largement applaudi par les militants, a détaillé un "accord véritablement historique".

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    Le Montois a indiqué que le futur gouvernement Arizona mettrait en place des réformes dont on disait "ça, ça n'arrivera jamais en Belgique": "limitation des allocations de chômage dans le temps, une politique migratoire enfin sérieuse, le fait de baisser les impôts malgré un déficit budgétaire important, le fait que nous allons enfin faire une réduction du déficit budgétaire par la baisse des dépenses et non par une hausse de la fiscalité."  

    Le bourgmestre d'Uccle Boris Dilliès s'est abstenu. Il s'est dit "préoccupé" par l'inscription de la fusion des six zones de police bruxelloises dans l'accord de gouvernement. 

  • Les membres de la N-VA approuvent l'accord de gouvernement

    Les membres de la N-VA, rassemblés dimanche en congrès à Anvers, ont approuvé la participation de leur parti au nouveau gouvernement fédéral à une large majorité. Il n'y a eu aucun vote contre, et une seule abstention. De très longs applaudissements ont suivi le vote, avant que le Vlaamse Leeuw ne soit repris par toute la salle.

    Le congrès de participation avait attiré la très grande foule. Le parti avait préparé 1.302 sièges (référence à l'année de la bataille des Éperons d'or, un événement historique pour le mouvement flamand), mais ce fut largement insuffisant pour accueillir tous les membres venus assister au congrès.

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  • Le casting ministériel se précise

    Le casting ministériel du nouveau gouvernement se précise. 

    • Maxime Prévot (Les Engagés) occupera le poste de ministre des Affaires étrangères, et sera également vice-Premier.
    • Vanessa Matz (Les Engagés) sera la ministre de la Modernisation publique.
    • Jean-Luc Crucke (Les Engagés) deviendra ministre du Climat et de la Mobilité.
    • Frank Vandenbroucke (Vooruit) restera ministre fédéral de la Santé. Il aura aussi la compétence des Affaires sociales. Il sera le vice-Premier des socialistes flamands.
    • Rob Beenders (Vooruit) s'occupera des portefeuilles de l'Égalité des chances, de la Lutte contre la fraude sociale et de la Protection des consommateurs.
    • Annelies Verlinden (CD&V) deviendra ministre de la Justice, après avoir été ministre de l'Intérieur de la Vivaldi.
    • Vincent Van Peteghem (CD&V) sera le ministre du Budget et de la Simplification administrative. Il occupera le poste de vice-Premier pour les chrétiens-démocrates flamands.
    • Jan Jambon (N-VA) aura le portefeuille des Finances et des Pensions. Il sera le vice-Premier des nationalistes flamands.
    • Theo Francken (N-VA) sera le ministre de la Défense de l'Arizona.
    • Anneleen Van Bossuyt (N-VA) occupera le poste de ministre de l'Asile et la Migration.

    Les noms des ministres MR se font encore attendre. Georges-Louis Bouchez devrait en être, sans doute comme ministre de l'Intérieur et de la Sécurité. Aucune confirmation officielle n'a cependant eu lieu à ce stade

  • Bart De Wever au sommet européen consacré à la Défense ce lundi

    Ce lundi, Bart De Wever entrera directement dans le vif du sujet, au niveau européen, car un sommet informel des chefs d'État et de gouvernement des 27 est prévu, consacré à la Défense. Il s'y rendra une heure après sa prestation de serment.

  • Est-ce un bon accord?

    Nous avons interrogé deux économistes de renom, Étienne de Callataÿ et Bruno Colmant, pour leur demander leur avis sur l'accord de gouvernement. Ils se montrent mitigés. Ils saluent la volonté de réforme, mais pointent une série de lacunes.

  • L'agenda: déclaration du Premier ministre mardi après-midi, vote de confiance jeudi

    Une conférence des présidents aura lieu lundi à la Chambre.  L'instance chargée de l'organisation des travaux parlementaires devra définir l'agenda des prochains jours, qui seront marqués par la déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre, le débat sur cette déclaration et le vote de confiance.

    Ce vote ne peut intervenir que 48 heures après le discours du chef du nouveau gouvernement.  

    A priori, Bart De Wever devrait prononcer son discours mardi après-midi. Le débat aurait lieu mercredi avant un vote de confiance jeudi après-midi. L'agenda définitif ainsi que l'organisation des débats, comme la répartition des temps de parole, seront donc confirmés lundi.  

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  • Bart De Wever: "Ce n'était pas mon rêve de devenir Premier ministre"

    Le président de la N-VA et futur Premier ministre, Bart De Wever, s'est exprimé sur la RTBF et RTL-TVi insistant sur les défis qui attendent le pays, notamment en matière budgétaire. Ce ne sera pas une "promenade de santé",  "ce sera une promenade de dix ans, on ne peut pas assainir ce pays en cinq ans", prenant pour exemple le régime amincissant draconien qu'il a suivi il y a une dizaine d'années. "Je suis plus sain qu'il y a dix ans. Je suis content de l'avoir fait. Mais le processus en lui-même n'est pas agréable".

    "Ce sera une promenade de dix ans, on ne peut pas assainir ce pays en cinq ans."

    Bart De Wever

    La Belgique aura pour la première fois de son histoire un nationaliste flamand comme Premier ministre. "Oui, c'est bizarre. Je suis ce que je suis. Ce n'était pas mon rêve de devenir Premier ministre, mais quand j'ai vu les résultats des élections, je me suis dit qu'on avait une situation unique, des partenaires au sud du pays avec lesquels nous sommes sur la même longueur d'ondes. Il y avait une opportunité de faire des réformes que l'on attendait depuis des décennies alors qu'avec le PS, le seul point commun, c'est la régionalisation  

    De Wever dirigera le gouvernement fédéral sans mettre en œuvre le virage confédéraliste qu'il avait promu avant les élections. "Pour moi, le communautaire, c'est surtout une question socio-économique

    En tant que Premier ministre, il s'adjoindra une cellule chargée de préparer une réforme de l'État pour la prochaine législature puisque la coalition formée par la N-VA, le MR, les Engagés, le CD&V et Vooruit ne dispose pas d'une majorité des deux tiers. "On va préparer en toute tranquillité avec les deux Communautés, en toute transparence et après 2029, si on peut avoir les 100 sièges, ce serait bête d'être là, non préparés", a-t-il enfin déclaré.  

  • Les cinq partis de l'Arizona se sont répartis les compétences ministérielles

    Les représentants de la N-VA, du MR, des Engagés, de Vooruit et du CD&V se sont mis d'accord sur la répartition des compétences ministérielles au sein du prochain gouvernement fédéral, mais le détail n'a pas été communiqué.

    La seule certitude est l'attribution du poste de Premier ministre au formateur et président de la N-VA, Bart De Wever.

    Le gouvernement ne peut compter plus de quinze ministres et doit être paritaire linguistiquement.Traditionnellement, le Premier ministre est considéré comme un "asexué linguistique".

    En d'autres termes, les néerlandophones devraient se répartir sept mandats ministériels, en plus du Premier ministre, entre trois partis, et les francophones, sept mandats entre deux partis en fonction de leur poids respectif.   

    Le casting quant à lui ne sera connu en principe qu'après les congrès de participation, étant entendu qu'il incombe au Roi de nommer les ministres. 

  • Les militants de Vooruit approuvent la participation au gouvernement

    Réunis dans le cadre du congrès de Vooruit, les militants du parti socialiste flamands ont approuvé, ce samedi soir, la participation au gouvernement Arizona.

    Leur président Conner Rousseau avait pointé différents points de l'accord dont il était fier, et d'autres qui lui plaisaient moins. 

    "Je pense que nous avons fait plus que notre part et que nous avons rapporté plus que ce à quoi nous avions mathématiquement droit", avait-il lancé. "C'est le cas des mesures socio-économiques. Nous allons avoir le salaire minimum le plus élevé d'Europe. Les chèques-repas augmentent de deux euros. Ce n'est peut-être qu'une petite mesure, mais beaucoup de petites mesures font une grande mesure." 

    Mais... "le travail de nuit sera assoupli, ce que j'ai personnellement plus de mal à accepter."

    Les congrès de participation des autres partis de l'Arizona seront organisés ce dimanche.

  • Paul Magnette: 95% de l'effort sera porté par la classe moyenne

    Le président du PS a fustigé l'accord de l'Arizona. Morceaux choisis.


    "Je ne comprends pas que le MR et Les Engagés n'aient en aucune manière défendu les intérêts des francophones. C'est vraiment une capitulation en rase campagne."

    "Bart De Wever va jouer au Premier ministre de tous les Belges tout en préparant le démantèlement des grandes institutions de solidarité. En avançant masqué, il va préparer cette 7e réforme de l'Etat et il espère pouvoir l'imposer dans cinq ans"

    "Au final, 95% de l'effort sera porté par la classe moyenne alors qu'on ne demande presque rien aux plus larges épaules et c'est vraiment injuste."  

    "On a aussi une toute petite réforme fiscale en fin de législature, tout à fait insuffisante pour les travailleurs. On nous avait promis 500 euros, on en aura peut-être 70 avec toute une série de dépenses supplémentaires", a encore souligné Paul Magnette.  

  • Le secteur de la construction plutôt content, mais...

    Embuild, la fédération du secteur de la construction et de la rénovation, salue "les bonnes fondations" du texte tout en pointant "quelques points négatifs".  Ainsi, la TVA sur les rénovations reste à 6% et celle sur la livraison et l'installation de pompes à chaleur passera de 21 à 6 %.

    La fédération de la construction se réjouit également d'un certain nombre de mesures intersectorielles, comme la baisse du coût salarial, la limitation du chômage dans le temps et la réintroduction de la période d'essai.   

    En revanche, Embuild déplore l'introduction d'un système de checkout dans la construction, à cause des surcharges administratives, et la contribution de 30% qu'un employeur devra payer sur l'indemnité de maladie de son travailleur durant deux mois. 

    Enfin, la création d'un service de médiation dédié à la construction et de manière générale toute nouvelle réglementation en matière de protection du consommateur doivent être menées en étroite concertation avec les entreprises de construction et d'installation, plaide Embuild.  

  • Quoi de neuf pour la mobilité?

     Sur les routes. L'Arizona va introduire la notion d'homicide routier dans le code pénal Un volet important est ainsi consacré à la sécurité routière et à la répression des contrevenants, avec une attention portée aux récidivistes.  

    Sur le rail. L'Arizona souhaite "faire évoluer" l'offre afin de renforcer prioritairement les lignes à forte fréquentation et limiter le nombre d'arrêts dans les gares à faible demande. Il y aura possibilité d'ouvrir de nouveaux arrêts "là où se sont développées de grandes concentrations de nouveaux logements" et de fermer des arrêts "désertés par les usagers".   

    En matière de personnel, le nouveau gouvernement procédera au gel des recrutements auprès de HR-Rail afin de transférer le recrutement vers la SNCB et Infrabel.  

    L'Arizona examinera aussi la possibilité d'utiliser des trains autonomes, c'est-à-dire sans conducteur. Le gouvernement veut aussi examiner la mise en place de portiques d'accès dans les grandes gares pour accroître la sécurité.  

    L'Arizona confirme le contrat de service public et le contrat de performance établi sous la précédente législature avec la SNCB et Infrabel

    Enfin, le gouvernement souhaite relier l'aéroport de Bruxelles-National au réseau ferroviaire à grande vitesse. La mise en place d'une gare à l'aéroport de Charleroi ne figure par contre plus dans le texte final.  

    • Dans le ciel. Un groupe de travail sous la direction d'un ministre par rôle linguistique sera chargé d'élaborer une loi visant à encadrer les procédures et les routes aériennes. Cette loi sera élaborée sur proposition d'experts internationaux.  

  • Dossiers éthiques: un cadre légal pour la GPA, pas de décision sur l'IVG

    Fin du don de sperme anonyme, création d'un "accouchement discret", mais aussi et surtout création d'un cadre légal pour la gestation pour autrui (les "mères-porteuses"): quelque part entre un abondant chapitre "Santé", et le volet "Sécurité", une (courte) page est consacrée, dans l'accord de gouvernement encore au stade de la relecture finale, aux "questions éthiques".

    Soit des questions qui ont eu le don de mettre rudement à l'épreuve les coalitions ces dernières années.

    Que peut-on y lire? Un catalogue d'intentions dont il faudra vérifier la faisabilité au niveau du parlement. Sur certains points cruciaux, déjà amplement débattus ces dernières années, l'Arizona n'a clairement pas réussi à se positionner. Ainsi, au sujet de l'avortement, la coalition annonce son intention de "poursuivre le débat sociétal (...) sur la base du rapport du comité d'experts".

    En réalité, les recommandations dudit "comité d'experts" mandaté par le parlement sont connues depuis un certain temps (début 2023), et ont déjà donné lieu à de nombreuses tentatives infructueuses, écologistes, socialistes et libérales, d'assouplir les conditions d'avortement, dans le sens recommandé par le comité. Ce dernier s'était prononcé pour un allongement du délai à 18 semaines de grossesse (12 semaines aujourd'hui), et la suppression du délai obligatoire "de réflexion". Rien n'a cependant bougé, entre autres parce que le CD&V, dans la majorité Vivaldi, ne voulait pas en entendre parler.

    Son président Sammy Mahdi a répété durant la campagne électorale qu'un allongement au-delà de 14 semaines était "non discutable".

    Pas de décision sur L'IVG

    À l'instar de ce qui avait été annoncé par la Vivaldi, et qui a concrètement abouti à bloquer le dossier, l'Arizona précise que la législation sur l'IVG ne sera modifiée qu'après "consensus au sein des partis de la majorité".

    Autre dossier qui était déjà sur la table lors des législatures précédentes, sans jamais aboutir: la modification de la législation sur l'euthanasie, pour permettre aux personnes atteintes de démence à un stade déjà avancé d'utiliser une déclaration anticipée. En fin de législature passée, les libéraux flamands avaient encore tenté d'opérer ce changement, mais il y avait un manque de consensus à ce sujet dans la Vivaldi.

    L'accord conclu vendredi aborde le dossier avec des mots très prudents: "sur une base scientifique approfondie, nous ambitionnons d'élargir la déclaration anticipée aux personnes incapables de donner leur consentement en cas de démence et examinons dans quelles conditions".   Quid du reste? Les partenaires de l'Arizona ambitionnent de créer un cadre légal pour la gestation pour autrui. Actuellement, il y a un vide: sans être clairement interdite, elle n'est pas non plus réglementée, ce qui laisse les parents qui y font appel dans une grande incertitude juridique. La nouvelle coalition entend changer ça, en prévoyant un "accord préalable" (entre parents en désir d'enfant et mère-porteuse), ratifié par le tribunal de la famille, et qui assure aux parents d'intention "tous les droits parentaux dès la naissance". Toute commercialisation du procédé sera interdite.

    Dans le même chapitre, l'Arizona prévoit enfin de supprimer l'anonymat du don de sperme ou d'ovocytes. Et de créer un "accouchement discret": la mère ne reste pas anonyme pour son enfant, mais ses données "sont conservées par un organisme indépendant et ne seront accessibles qu'à l'enfant né de cet accouchement".  

  • Le retour en grâce du nucléaire

    Le nouveau gouvernement affirme qu’il prendra "toutes les mesures nécessaires" pour prolonger les réacteurs existants qui répondent aux normes de sûreté.

    La priorité va aux réacteurs de Doel 4 et Tihange 3, que l’Arizona a décidé de faire tourner 10 années supplémentaires, au-delà des 10 ans de prolongation déjà convenus entre Engie et la Vivaldi – pour autant que la sécurité le permette, bien entendu. Il n'est pas fait mention, dans la déclaration du formateur, de Tihange 1.

    L'Arizona veut aussi construire, à long terme, de nouveaux réacteurs.

  • Le "meilleur accord des 20 dernières années" (Comeos)

    L'accord conclu vendredi par les négociateurs de l'Arizona est "le meilleur accord de gouvernement des 20 dernières années", rien de moins pour Comeos, la fédération du commerce et des services. Elle se réjouit particulièrement de l'annonce d'une "véritable réforme du marché du travail" qu'elle qualifie de "cruciale pour la croissance du secteur du commerce en Belgique".

    L'administrateur délégué, Dominique Michel, relève notamment que le travail de nuit débutera désormais à minuit, et non plus à 20H. "Nous demandions depuis longtemps de corriger cette situation absurde et nous sommes satisfaits que cela se fasse enfin. Il est également positif que la législation sur les heures d'ouverture des commerces soit assouplie et que les étudiants puissent travailler plus d'heures. Cela contribuera à la flexibilité cruciale pour la croissance de notre secteur", estime-t-il. Dans l'accord de gouvernement, il est prévu que le plafond soit relevé à 650H, contre 475 actuellement, mais aussi que le plafond fiscal soit augmenté, à 12.000 euros. 

  • Malgré le maintien de l'indexation automatique des salaires, Bert Engelaar (FGTB) craint que ce ne soit "insuffisant"

    Bert Engelaar, le bouillant nouveau secrétaire général de la FGTB, a indiqué samedi matin, sans avoir pu encore analyser les détails de l'accord de gouvernement, qu'il craint que ce ne soit "insuffisant" pour le syndicat socialiste.

     Même si Vooruit, l'unique partenaire de gauche dans la coalition Arizona "a fait de son mieux pour rendre l'accord plus social et en adoucir les coins", indique-t-il sur les ondes de la VRT. 

    Dans les lignes de force de l'accord, Bert Engelaar applaudit quand même le maintien de l'indexation automatique des salaires. Les "emplois de fin de carrière", qui permettent un travail allégé à partir d'un certain âge, sont aussi maintenus, mais avec des conditions plus strictes, observe-t-il.

    Sans entrer dans le détail, le responsable syndical lâche tout de même que "certaines choses dans l'accord" sont très difficiles à avaler. Il maintient in fine son appel à manifestation à Bruxelles le 13 février.

  • Engie: "Notre point de vue sur les centrales nucléaires est connu"

    "Notre position est connue", telle est la réaction de l'exploitant nucléaire Engie à la volonté inscrite dans l'accord de gouvernement de prolonger de 10 ans supplémentaires la durée de vie des réacteurs Doel 4 et Tihange 3. Pas plus tard que la semaine dernière, le CEO d'Engie, Vincent Verbeke, avait en effet déclaré qu'il était "impensable" de garder ces deux réacteurs actifs plus longtemps.

     L'accord de gouvernement conclu vendredi prévoit une abrogation de la loi sur la sortie du nucléaire et confirme la volonté de la nouvelle majorité de prolonger de 10 années, en plus des 10 ans déjà accordés, la vie des réacteurs Doel 4 et Tihange 3.

     La semaine dernière, Vincent Verbeke, avait déjà annoncé que l'énergie nucléaire ne faisait plus partie des ambitions stratégiques d'Engie, que l'entreprise n'allait dès lors plus y investir et qu'il était "impensable" de prolonger d'autres centrales ou de maintenir les deux réacteurs en question aussi longtemps. Engie dit se concentrer sur le démantèlement des réacteurs déjà arrêtés, l'arrêt en toute sécurité de ceux qui vont bientôt y passer mais aussi sur la prolongation jusqu'en 2035 de Doel 4 et Tihange 3.

    La position de l'exploitant était donc connue, le député MR Mathieu Bihet n'avait d'ailleurs pas hésité à qualifier les propos du CEO d'"inacceptables". Engie dit rester "à la disposition du gouvernement pour répondre à ses questions ou donner des éclaircissements".

    Le CEO d'Engie Vincent Verbeke.
    Le CEO d'Engie Vincent Verbeke.
  • Pas d'accord sur la répartition des compétences

    Les négociateurs ne sont pas encore parvenus à un accord sur la répartition des compétences entre les cinq partis de l'Arizona. Les négociations doivent se poursuivre ce soir.

  • Quelles sont les prochaines étapes?

    Les négociateurs de la coalition Arizona sont restés à l'École royale militaire (ERM) jusqu'à environ 05h00 du matin pour intégrer les derniers éléments négociés dans le texte qui servira de base à la majorité.

    Si aucun protagoniste n'a fait de commentaire en reprenant la route, le président du MR, Georges-Louis Bouchez a précisé que les portefeuilles n'étaient pas encore répartis, mais qu'ils avaient "jusqu'à lundi" pour trancher ces points.

    Il laisse le soin à Bart De Wever, le futur Premier ministre, de présenter l'accord "dans les prochaines heures".

    Celui-ci va désormais être soumis aux militants via les congrès de parti.

    C'est Vooruit qui ouvrira le bal, ce samedi à 17h00 à Saint-Nicolas. Les quatre autres partis organisent leur congrès dimanche, la N-VA et le MR à 10h00, respectivement à Anvers et Bruxelles, suivis par Les Engagés qui se retrouveront à Liège et enfin le CD&V à Waasmunster à 17h30.

    La suite des opérations? Bart De Wever devrait prêter serment lundi avant de présenter ce mardi aux députés la déclaration de gouvernement. Le débat parlementaire débuterait mercredi afin que le vote puisse – éventuellement – avoir lieu jeudi, précise le président de la Chambre, Peter De Roover (N-VA). 

  • Les partis de l'Arizona en congrès ce week-end pour approuver l'accord

    Les cinq partis de l'Arizona se réuniront durant le week-end en congrès pour approuver l'accord de majorité conclu ce vendredi soir et leur participation au nouveau gouvernement fédéral.

    Vooruit ouvrira le bal ce samedi à 17h à Sint-Niklaas, suivi dimanche à 10h par la N-VA à Anvers et le MR à Bruxelles. Les Engagés se réuniront quant à eux à Liège à 15h30. Le CD&V devrait également se réunir dimanche.

    Une fois l'accord approuvé par les cinq partis, le nom des futurs ministres devrait être dévoilé.

  • De Wever, Bouchez, Magnette, Hedebouw... Les réactions s'enchaînent

    Alors que l'accord sur l'Arizona vient d'être conclu, les réactions s'enchaînent en Belgique.

    "Alea jacta est!": c'est par ces mots que le formateur Bart De Wever a réagi à la conclusion de l'accord sur X.

    Au cœur de l'accord, le président du MR Georges-Louis Bouchez a annoncé "avoir pris ses responsabilités."

    Maxime Prévot, président des Engagés, salue "un accord de gouvernement courageux et responsable qui pense aux futures générations".

    Le président de Vooruit Conner Rousseau a défendu la participation de son parti au gouvernement fédéral. "Après sept longs mois, le pays a enfin un gouvernement. Nous nous sommes battus jour et nuit. Pour votre pouvoir d'achat. Vos soins. Pour protéger votre avenir", a-t-il dit.

    Selon Sammy Mahdi, président du CD&V, il s'agit d'un accord qui récompense ceux "qui travaillent, entreprennent et prennent des responsabilités".

    Le socialiste Paul Magnette annonce lui qu'il "prendra le temps d’examiner en profondeur leur accord."

    Ecolo, de son côté, s'inquiète de la gestion du dossier environnemental. "C’est un gouvernement Titanic! En ignorant les enjeux climatiques, le capitaine De Wever va faire couler la Belgique sauf bien-sûr, quelques premières classes pour qui on prépare des gilets de sauvetage!", a commenté la coprésidente du parti Marie Lecocq.

    Le président du PTB, Raoul Hedebouw, parle lui d'un "gouvernement de casseurs". "Ils promettaient de 'mieux récompenser le travail', et maintenant tout indique qu'ils forment un gouvernement pour couper dans nos pensions, bloquer nos salaires, casser notre protection sociale, etc.", a-t-il écrit sur le réseau social X.

    "Le pays du surréalisme sera gouverné par un nationaliste flamand", constate la présidente de DéFI, Sophie Rohonyi.

    Au nord du pays, le Vlaams Belang a promis de prendre à bras-le-corps son rôle d'acteur de l'opposition. Pour le parti d'extrême droite, même si les détails du contenu du nouvel accord de gouvernement ne sont pas encore connus, celui-ci n'est certainement ni assez Flamand, ni assez à droite.

  • Édito | Gouvernement fédéral: ne nous faites pas une Vivaldi bis

    Au bout d’un énième round de négociations, les cinq présidents de parti (N-VA, MR, CD&V, Les Engagés et Vooruit) ont dit 'oui' vendredi soir au formateur Bart De Wever et à son projet de gouvernement dont ils discutent depuis si longtemps. Enfin. Huit mois après les élections, il aurait été difficilement compréhensible d’avoir poussé aussi loin les négociations pour ne pas les faire aboutir.

    Pourvu que le gouvernement De Wever Iᵉʳ agisse et ne se perde pas, comme le précédent, dans les querelles entre droite et gauche.

  • Les fédérations d'entreprises saluent l'accord et appellent à une action politique

    "La Belgique doit faire de la compétitivité de l'industrie la boussole de sa politique pour les années à venir", a plaidé vendredi soir Essenscia, la fédération des entreprises actives dans les secteurs de la chimie et des sciences de la vie. Se réjouissant qu'un accord de gouvernement fédéral a été trouvé, l'organisation estime que "cette coalition semble vouloir mettre en œuvre les réformes nécessaires".

    Dans un communiqué, la fédération de l'industrie technologique Agoria s'est elle aussi réjouie qu'un accord ait enfin été trouvé, qualifiant celui-ci de "base sur laquelle il faut continuer à travailler", même si elle regrette que "dans certains domaines, le choix du statu quo a prévalu". 

    Son CEO, Bart Steukers, a également appelé le nouveau gouvernement à s'inspirer de la philosophie de la boussole de la compétitivité récemment lancée au niveau européen, alors que le secteur technologique belge a connu en 2024 sa pire année en dix ans

  • Analyse | Qui sont les ministrables francophones?

    Les présidents de parti doivent désormais arrêter leur casting ministériel. Coup de projecteur sur des personnalités qui pourraient bientôt être amenées à traduire l'accord du gouvernement Arizona en politiques concrètes.

    Le président du MR Georges-Louis Bouchez lorgne l'Intérieur.
    Le président du MR Georges-Louis Bouchez lorgne l'Intérieur. ©BELGA
  • Bart De Wever a annoncé l'accord au Roi

    Le Palais a communiqué à l'issue de la visite de Bart De Wever ce vendredi soir et a officialisé l'accord entre les cinq partis de l'Arizona.

    "Sa Majesté le Roi a reçu monsieur Bart De Wever en audience au Palais royal de Bruxelles. Le formateur a fait rapport sur l’accord de gouvernement intervenu entre les partenaires de la future coalition. Sa mission est prolongée jusqu’à la nomination du nouveau gouvernement. La date de la prestation de serment du premier ministre et des membres du gouvernement sera communiquée ultérieurement."   

    Le formateur devait ensuite reprendre la route de l'Ecole royale militaire où la répartition des compétences entre les cinq partis devait encore intervenir ce soir.

    Bart De Wever tiendra une conférence de presse ce samedi en milieu de journée. Dans la foulée, les congrès de participation des partis pourront avoir lieu.

  • Le patronat soulagé de l'accord de gouvernement, les syndicats sur leurs gardes

    Les fédérations patronales fédérale (FEB) et flamande (Unizo) ont réagi avec soulagement à l'annonce d'un accord de gouvernement fédéral.

    Le CEO de la FEB, Pieter Timmermans, souligne "un tour de force de la part du formateur (...) parvenu à réconcilier les courants politiques divergents, tout en intégrant des réformes socio-économiques profondes". La FEB devra étudier "en détail l'accord final", dont les contours n'ont pas encore été présentés. Mais "au vu des réformes visées", la fédération estime que "les partenaires sociaux auront un rôle important à jouer".

    Même son de cloche chez Unizo, qui se dit "pleine d'espoir" et compter sur un gouvernement qui "ose réformer, qui se concentre sur l'économie et qui soutient et stimule l'entrepreneuriat".

    Autre organisation patronale flamande, le Voka, juge de son côté que ce gouvernement "n'arrive pas trop tôt".

    Le syndicat chrétien flamand ACV a lui vu peu de raisons de se réjouir. "Nous devons évidemment attendre d'avoir de plus amples informations sur ce qui a été décidé. Mais tout ce qui a fuité précédemment ne suggère pas vraiment que les travailleurs, les pensionnés ou les demandeurs d'emploi auront beaucoup de raisons de se réjouir", a avancé un porte-parole.

    Si la CGSLB se montre plus positive, estimant que l'accord constitue "une étape nécessaire vers plus de stabilité politique", le syndicat libéral considère toutefois qu'il "ne contient pas les réformes structurelles et équilibrées indispensables pour améliorer la situation des travailleurs et restaurer l'équilibre social".

  • Bart De Wever est arrivé au Palais

    Le formateur s'apprête à annoncer la formation du gouvernement Arizona au Roi.

  • Arizona - Jour 1: découvrez toutes nos analyses

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  • Accord total trouvé, Bart De Wever attendu chez le Roi à 21h40

    Selon plusieurs sources, un accord total semble avoir été trouvé. Bart De Wever est attendu chez le Roi à 21h40.

  • Un accord trouvé sur la "supernota", l'IVG dernier point à traiter

    Un accord sur la "supernote" concernant les impôts, le marché du travail et les retraites a été trouvé selon plusieurs sources.

    Selon des sources concordantes, la question éthique sur l'interruption volontaire de grossesse serait le dernier point à trancher.

  • Le point à 20h | Un accord possible dans une "heure ou deux"

    Le formateur Bart De Wever et le président du MR Georges-Louis Bouchez se sont entretenus et ont apaisé les tensions. L'ambiance semble redevenir un peu plus positive: "Cela peut marcher, nous en sommes proches", a rapporté une source proche des négociations à la VRT.

    Plusieurs sources indiquent que les négociations à cinq ont repris, dans le but d'arriver chez le Roi avec un accord avant la fin de la journée.

    Selon plusieurs sources, l'atterrissage serait en vue. Les négociations pourraient encore durer "une heure ou deux" avant de parvenir à un accord. Selon des sources concordantes, la question éthique sur l'interruption volontaire de grossesse serait le dernier point à trancher.

  • Le rendez-vous de 18h est officiellement reporté

    Le formateur Bart De Wever ne pourra pas rendre visite au roi à 18 heures avec un accord. Le rendez-vous sera reporté, a confirmé le Palais.

  • Les cinq partis à nouveau réunis

    Selon nos informations, les discussions auraient repris après que Georges-Louis Bouchez a refusé la "dernière et meilleure offre" de Bart De Wever.

    Bart De Wever serait très mécontent de ce refus. Néanmoins, il semble avoir donné une dernière chance à la négociation d'aboutir. 

    D'après nos confrères du Tijd, le président du MR est mécontent de l'équilibre global du compromis sur la table, qu'il jugerait trop favorable à Vooruit concernant le taux et le niveau d'exonération de la taxe sur les plus-values, les modalités des réductions d'impôts pour les travailleurs et la réforme de l'indexation.

    Il subsiste donc une chance que les négociations aboutissent, mais la situation est très tendue, alors que Bart De Wever est théoriquement toujours attendu à 18h au Palais.

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  • Georges-Louis Bouchez s'oppose à la proposition de Bart De Wever

    Selon des informations de la VRT, le formateur Bart De Wever a soumis une "ultime proposition" aux négociateurs, mais le président du MR Georges-Louis Bouchez s’y oppose à ce stade, la note étant trop située "à gauche" selon lui.

    Même si le dernier texte a été présenté comme l'ultime proposition, Le MR espère que De Wever présentera un nouveau compromis. Si ce n'est pas le cas, le formateur se rendra au palais sans accord pour présenter sa démission.

  • Sammy Mahdi (CD&V) "espère une fumée blanche rapidement"

    C'est dans une story Instagram que le président du CD&V, Sammy Mahdi, a donné des nouvelles des négociations de l'Arizona, toujours en cours.

    "C'est dans cette salle que tout doit se passer. Espérons rapidement une fumée blanche, avec plus de revenu net pour les travailleurs et du respect pour la pension des gens", commente Sammy Mahdi, en publiant un selfie depuis la salle des négociations.

    Verra-t-on bientôt la lumière au bout du tunnel?

  • La question des bas salaires

    Les négociateurs de l'Arizona sont entrés dans une phase de temporisation après une série de bilatérales organisées ce matin autour d'une nouvelle proposition du formateur. Au cœur du débat, la question des bas salaires dans le cadre de la réforme fiscale.

    L'épure précédente ne prévoyait pas d'augmentation salariale suffisante, surtout aux yeux de Vooruit. Du coup, les discussions tournent autour d'un transfert de la hausse de la quotité exemptée d'impôts vers le bonus emploi (réduction de cotisation pour les bas salaires). Le problème, pour la droite de l'Arizona, c'est que les classes moyennes bénéficieraient alors moins de la réforme fiscale.

    Bart De Wever a proposé un retour d'une taxe sur les plus-values à 10% au-delà non plus de 6.000 mais de 10.000 euros, mais il n'y a pas encore de terrain d'entente à ce sujet.

    Le fonds Défense

    Autre pierre d'achoppement, le financement du fonds Défense qui, pour la N-VA, doit être alimenté par les dividendes des participations de l'État. Le dispositif ne semble pas convaincre ses partenaires.

    Une nouvelle proposition socio-économique est attendue dans l'après-midi, tandis qu'un prochain rapport au Roi serait prévu vers 18 heures.

  • Le point à 12h | Ni rupture ni accord: l'Arizona cherche toujours à trancher les points chauds

    On n'y est pas encore, et l'heure tourne.

    Bart De Wever a rendez-vous chez le Roi ce vendredi. Il doit soit lui annoncer un accord, soit lui remettre sa démission.

    De quel côté la pièce va-t-elle tomber? Le conclave entamé mercredi par les cinq partis pressentis pour former un gouvernement n'a pas encore livré son verdict. Et son issue reste totalement imprévisible. Les rares signaux qui remontent à notre rédaction vont en sens contraires.

    Après avoir bouclé un accord sur le volet migration ce jeudi, les cinq partis ont mis la dernière vitesse aux discussions thématiques. Restait alors à entamer la négociation finale autour du socio-économique (la super-note), ainsi que les gros points de discorde traversant l'ensemble des dossiers, dont le communautaire.

    Toute la nuit ce vendredi, le formateur a tenu des entretiens bilatéraux avec chaque négociateur. À l'aube, il a finalement réuni tout le monde autour de la table pour entamer ce qui s'apparente à une négociation finale. Mais en fin de matinée, le formateur avait repris les discussions en bilatérales, selon nos confrères du Tijd.

    Quels sont les points de frictions?

    Faut-il y voir le signe de nouvelles difficultés? "Les points les plus chauds restent à trancher, mais on avance bien et l'ambiance reste constructive", analysait une source proche des négociations peu avant midi. D'aucuns estimaient même qu'il y avait désormais de bonnes raisons de penser qu'on se rapprochait d'un accord. Parmi ces points chauds, la réforme fiscale, avec notamment la taxation des "épaules larges" et la revalorisation des salaires les plus bas.

    Certains aspects de la réforme des pensions posent également problème. La norme Défense également. La question de la modification de l'indexation, que refuse Vooruit, et que contestent les centristes, fait aussi partie des derniers arbitrages. Sur le plan communautaire, des points sensibles restent pendants. Enfin, la question de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) faisait encore partie de la négociation finale, nous dit-on.

    De Wever chez le Roi "en fin d'après-midi"?

    En parallèle de l'avancée de ces discussions, l'équipe du formateur fait évoluer les tableaux budgétaires. L'heure à laquelle Bart De Wever se présentera devant les grilles du Palais royal n'est toujours pas connue. "Ce sera au mieux en fin d'après-midi", nous dit-on. La question d'une possible prolongation de sa mission de formateur n'était à ce stade pas une option, affirme une source. Pour rappel, Bart De Wever lui-même a exclu ce scénario à plusieurs reprises, estimant qu'il s'agissait cette fois-ci d'une échéance stricte.

  • Un accord sur la migration déjà trouvé

    Les négociateursd'une potentielle coalition Arizona ont trouvé un accord, ce jeudi, sur la question de l'asile et de la migration. Selon la toute dernière note de travail que L'Echo a pu se procurer, la Belgique s'oriente vers un net infléchissement de sa politique d'accueil dans le cadre de ce qu'il considère comme une "situation de force majeure".

  • Le socio-économique sur la table

    Les thèmes socio-économiques sont sur la table depuis plusieurs heures, soit les réformes du marché du travail, des pensions et de la fiscalité.

    Après des discussions en bilatérales avec le formateur durant une bonne partie de la nuit, une plénière rassemblant l'ensemble des négociateurs a débuté peu après 08h00. Ce point reste la pierre d'achoppement des négociations depuis plusieurs mois.

  • Bonjour et bienvenue dans ce live

    Les négociateurs de la coalition Arizona discutent depuis mercredi. Les négociations sont toujours en cours alors que la deadline est fixée à ce vendredi. Suivez les dernières informations en direct.

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En direct | La Chambre accorde sa confiance au gouvernement De Wever après plus de 40 heures de débats
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