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"Le coliving ne convient pas qu’à de jeunes actifs"

Youri Dauber, CEO de Cohabs ©BART DEWAELE

Trouver un logement dans une ville dynamique relève souvent du parcours du combattant. La jeune société belge Cohabs rénove des maisons de maître pour les transformer en logements design, bien équipés et dotés de services de confort, destinés à la colocation. Son CEO, Youri Dauber, revient sur la croissance de cette entreprise dont le concept comporte une forte dimension sociale et environnementale.

"Dans un marché de l’immobilier très tendu depuis plusieurs années, avec une conjoncture économique peu propice aux mises en chantier de logements neufs, la demande de logements reste structurellement élevée”, analyse Youri Dauber, CEO de Cohabs.

“D’autant qu’il faut lutter contre l’artificialisation des sols en densifiant les villes, améliorer les performances énergétiques du bâti existant et, last but not least, lutter contre la solitude dont se plaignent un grand nombre de personnes de toutes les générations.”

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Cohabs dispose de 2.500 chambres au sein de 150 bâtiments répartis entre Bruxelles, Paris, New York, Madrid et Luxembourg. La location inclut la totalité des charges (dont la connexion internet et l’abonnement à Netflix), mais aussi l’accès à des communs bien équipés – salle de sport, salle de cinéma, jardin, espace de coworking – et des prestations de ménage.

Pour faciliter la cohabitation et minimiser tous les points de friction potentiels, Cohabs assure en outre l’approvisionnement en fournitures de base: papier hygiénique, liquide vaisselle et autres produits d’entretien, sel, poivre, huile d’olive, etc. Une app fluidifie les échanges et entretient les liens entre cohabitants d’une même ville, tandis qu’une soirée est organisée chaque mois, notamment.

De jeunes actifs, mais pas seulement

“En 2016, nous avons créé la société en pensant aux 25-35 ans; nous avons été rapidement surpris par le nombre de demandes émanant de personnes âgées de 50 à 70 ans”, se souvient Youri Dauber.

Une quarantaine de nos maisons en colocation proposent une chambre solidaire destinée à une personne en réinsertion sociale.

Youri Dauber
CEO de Cohabs

“Mes propres parents, âgés de 75 ans, me ‘tannent’ pour que nous ouvrions le concept à leur génération! Nous avons réalisé que le coliving ne convenait pas qu’à de jeunes actifs, il est également idéal pour des personnes qui traversent des phases transitoires pendant lesquelles on peut souffrir de solitude: séparation, veuvage… Nous réfléchissons aussi à des offres pour les familles, pour qui notre expérience montre qu’il faudra des espaces communs plus vastes et des conditions bien cadrées. Comme dans beaucoup d’entreprises innovantes, nous inventons notre modèle au fur et à mesure de notre développement. Nous progressons par essai et erreur, en apprenant énormément de ce qui ne marche pas."

Parmi les surprises des fondateurs, le jeune patron relate l’anecdote suivante: “L’un de nous hébergeait un réfugié syrien de 45 ans, qui était tenté par une colocation. Nous pensions que la ‘sauce’ ne prendrait pas avec les colocataires d’environ 25 ans. Cette idée reçue a été battue en brèche: les relations tissées ont été si riches que nous avons étendu le concept, via un partenariat avec l’asbl française Singa. Une quarantaine de nos maisons proposent désormais une chambre solidaire dans ce cadre.”

Design en upcycling et app dédiée

La jeune entreprise mise par ailleurs sur un design soigné, créé par la star belge de l’upcycling Lionel Jadot. Sa réutilisation de mobilier existant cadre parfaitement avec les préoccupations environnementales de Cohabs, dont les rénovations recourent à des matériaux de récupération et incluent entre autres des panneaux photovoltaïques et une récupération des eaux de pluie. “Nous nous imposons d’arriver à des scores PEB de B à C, ce qui est excellent pour des bâtiments anciens”, reprend Youri Dauber.

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Pour assurer un niveau d’investissement aussi élevé tout en finançant l’achat des bâtiments, la société s’est fortement appuyée sur sa banque, BNP Paribas Fortis. “Ils nous suivent depuis la troisième maison, alors que nous n’étions qu’une toute petite société qui demandait tout de même des montants très importants, de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros! Ils nous ont soutenus, pour nous développer dans des villes étrangères, ce qui n’est pas courant… C’est un vrai partenariat, ils nous font confiance et croient au potentiel de notre concept.”

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