Il y a trois ans, Georges Baghdi Sar ouvrait, à Ixelles, un snack dédié à la cuisine de son pays, la Syrie. Le secret de son succès? Les tannours, ces pains plats syriens confectionnés avec grand soin.
LE RESTAURANT Un snack de street food syrienne. Dès l’entrée, on est dans l’ambiance, face à deux grands tannours, les jarres de terre cuite traditionnelles utilisées comme fours, où cuisent les galettes de pain plat que l’on garnit de crudités, de viande ou de falafels.
AUX FOURNEAUX Georges Baghdi Sar, créateur de l’adresse. Ses plats sont inspirés de son enfance et des recettes de sa mère et de sa grand-mère. Réel et authentique.
AU MENU En accompagnement des galettes de pain, les classiques de la cuisine du Proche-Orient: viandes marinées, falafels, halloumi, lentilles, houmous, patates fumées, citrons marinés, maïs, grenades, sumac, sésame et légumes crus.
L’ADDITION Légère: 15 à 20 euros.
Dans son restaurant syrien, le chef Georges Baghdi Sa a installé deux jarres de terre – les fameux tannours –, où il fait cuire des pains plats qu’il fourre de viande moelleuse de poulet, d’agneau ou de bœuf (cinq heures de cuisson pour le poulet, toute une nuit pour le bœuf et l’agneau): c’est un délice!
L’endroit est simple, gai, animé. Les petits prix sont la cerise sur la formule. Résultat? Blindé dès le premier soir. On peut manger à l’intérieur ou dehors s’il fait beau. Depuis, deux autres tannours ont ouvert, à Saint-Gilles et Bruxelles, et d’autres devraient suivre.
Que signifie "My Tannour"?
C’est le nom arabe du four en terre cuite.
C’est typique de la cuisine syrienne?
Oui. En Syrie, mon pays d’origine, on trouve ces jarres en terre cuite dans tous les villages. Ma mère et ma grand-mère y cuisaient le pain, la viande et les légumes. Je m’inspire de leur cuisine, même si la cuisine syrienne ne se résume pas à ça.
Pourquoi la cuisine du Proche-Orient est-elle à la mode?
C’est plutôt la street food qui est à la mode, mais pas n’importe laquelle. On fait attention à la qualité de nos produits. Chez nous, c’est frais, préparé devant le client et ce n’est pas cher.
Un secret de votre succès?
Dans le milieu de la street food, on fait souvent plus attention à ce que l’on met dans le pain plutôt qu’au pain lui-même. Chez My Tannour, la star, c’est le pain. Ensuite, on ne cache rien. Les gens veulent de l’authenticité et de la simplicité. Mon prochain projet se situera juste en face de My Tannour, où je suis en train de transformer le C’chicounou, mon adresse d’origine: il y aura une cuisine ouverte, un grand foyer où tout sera cuit au feu de bois, à l’ancienne.
Quelle est la particularité de ce pain?
Aucune. Il n’y a pas de secret, si ce n’est le temps de repos de la pâte et la technique de cuisson.
Que pensez-vous de la cuisine végétarienne?
Que du bien! J’ai grandi avec cette cuisine, elle fait partie de mon quotidien depuis toujours. On n’a pas dû faire d’efforts pour l’inclure à nos menus.
Où déjeunez-vous quand vous ne travaillez pas?
Chez mes parents. La cuisine de ma mère et de ma grand-mère est celle que je préfère.
D’autres projets?
On vient d’ouvrir Knafé & Kafé, rue Malibran, un autre concept de street food autour d’un dessert palestinien à base de fromage, le knafeh (ou künefe). On pourra le déguster avec un petit café syrien, à la cardamome. D’autres projets sont en discussion.
Rue de la Brasserie 98, 1050 Ixelles, Tél. 02/469.14.81
Rue Adolphe Demeur 26, 1060 Saint-Gilles, Tél. 0498/71.98.37
Rue Fossé aux Loups 50, 1000 Bruxelles, Tél. 0488/32.34.25