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La Wallonie va évaluer ses biens classés

La Wallonie enquête sur l'état sanitaire des biens immobiliers classés sur son territoire. Un projet pilote évalue les fermes et chapelles des campagnes namuroises. ©IMAGEGLOBE

La Région vient de lancer une procédure d’évaluation sanitaire du patrimoine immobilier classé sur son territoire. la démarche pourrait amener certains biens à être déclassés.

Dans quel état de conservation se trouve le patrimoine immobilier classé de la Wallonie? Depuis mai dernier, plusieurs inspecteurs de l’administration sillonnent les campagnes namuroises à la recherche des fermes et des chapelles classées. Le chantier est titanesque car si la démarche lancée depuis quelques mois doit conduire à l’analyse de 200 biens d’ici la fin de l’année, la Wallonie envisage de dresser un état des lieux de l’ensemble des biens classés sur son territoire. Il y en a 3.950!

"L’idée est de voir si les arrêtés de classements des biens sont toujours en adéquation avec la réalité", explique le cabinet du ministre Carlo Di Antonio (cdH), en charge du Patrimoine en Wallonie.

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Ainsi, sur la base d’archives, de plans, d’analyse de la documentation rassemblée ou de photographies, et surtout après la visite d’inspecteurs, la Région wallonne entend déterminer si le bien, tel qu’il existait à l’époque où il a été classé, est toujours dans le même état.

Express

La Wallonie compte 3.950 biens immobiliers classés sur son territoire. Une grande inconnue pèse cependant sur l’état sanitaire de tous ces biens.

La Région wallonne lance un vaste projet qui permettra d’évaluer le patrimoine wallon. La première étape cible les chapelles et les fermes du Namurois.

Après analyse, certains biens pourraient être déclassés.

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Vu le travail de fourmi qui attend les personnes chargées de cette évaluation, la démarche se fait par étapes. Pour l’heure, le projet pilote se focalise sur ces deux types biens particuliers du Namurois.

Mais après les fermes et les chapelles de la province, l’administration pourrait étendre sa tournée dans d’autres provinces et arrêter son analyse sur d’autres types de biens comme les châteaux ou les maisons particulières.

Dans le milieu des arts, on salue l’initiative. "Cela fait 15 ans qu’on essaye d’avoir la fiche d’état sanitaire des biens. Ces fiches sont très rares si bien qu’il est impossible d’avoir aujourd’hui une vue globale sur l’état du patrimoine", estime la Commission royale des monuments, sites et fouilles.

Certains biens éjectés

Et après? L’objectif ne s’arrête pas au simple constat. La Wallonie entend requalifier ses biens classés. En gros, il s’agit de dresser une "déclaration de valeur" de l’immeuble qui explique en termes concrets ce qui confère à un bien classé son importance pour la collectivité et qui indique les aspects clés qui doivent être protégés. "La fiche d’évaluation patrimoniale aboutit à une proposition qui tend à clarifier le statut du bien et l’étendue de la protection justifiée par les critères actuellement en vigueur", précise-t-on.

La procédure pourrait donc apporter certaines surprises comme le déclassement d’un bien. "L’analyse pourra en effet amener à voir certains biens déclassés", reconnaît le cabinet Di Antonio. D’après l’administration, cela pourrait toucher entre 4 et 5% des biens. "Mais il s’agit également d’assurer que les moyens financiers sont bien injectés là où ils sont nécessaires", souligne le cabinet du ministre qui précise qu’au niveau budgétaire, 21 millions d’euros par an sont consacrés à la restauration des biens patrimoniaux en Wallonie.

Le gouvernement entend également profiter de cette évaluation pour sensibiliser les propriétaires à la protection du patrimoine. "Depuis 10-15 ans, les classements se font au compte-gouttes. Il faut apporter une nouvelle image pour expliquer aux propriétaires l’importance d’un classement", insiste l’administration.

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