Climact fait monter la Wallonie à son bord pour voguer vers l’international
Wallonie Entreprendre détient désormais 20% de Climact. Le spécialiste de la réduction de l’impact climatique des entreprises veut grandir et se déployer à l’international, doubler ses équipes et ses revenus.
Équiper des organisations publiques et privées pour qu’elles soient en mesure de faire face aux défis – et saisir les opportunités — des changements climatiques. Voilà la mission de Climact, fondée en 2007.
N’en déplaise aux vents contraires, réels ou supposés, que vivent aujourd’hui les règlementations environnementales européennes, "la demande ne tarit pas, tant sur les questions de climat que d’énergie. Ces enjeux sont là pour durer, et nous avons l’ambition de doubler notre impact d’ici 2030", annonce le nouveau CEO de Climact, Jérôme Meessen. Il compte parmi ses clients de gros morceaux tels qu’UCB, P&V, D’Ieteren Auto, Belfius Ethias, le Port d'Anvers-Bruges et Lineas.
Doubler l’impact, les revenus et les clients
Concrètement? Il s’agit pour l’entreprise de doubler le nombre de ses clients, et de doubler, voire tripler ses revenus actuels (5 millions d’euros annuels). Pour y arriver, Climact veut engager dix personnes par an – et passer de 50 à 100 personnes d’ici 2030, mais aussi s’internationaliser.
"Nous avons l’ambition d’ouvrir des bureaux dans d’autres pays d’ici 2030", poursuivent Jérôme Meessen et Julien Pestiaux, désormais responsable des clients publics et fondations.
L’entreprise est déjà active à l’étranger, dans plusieurs pays européens, mais aussi pour la fondation "ClimateWorks" aux États-Unis. Les pays limitrophes sont visés pour s’y installer: France, Pays-Bas, Allemagne, mais aussi la Suisse et le Luxembourg, pour les clients du secteur financier.
Pourquoi Wallonie Entreprendre prend 20%
C’est précisément pour accompagner cette croissance que Wallonie Entreprendre monte au capital. "Climact peut accompagner des PME wallonnes avec ses services, et c’était assez naturel de monter à bord", retrace Sabine Colson, senior investment manager chez Wallonie Entreprendre, "pour jouer le rôle de partenaire dans le plan de croissance qui est attendu".
Wallonie Entreprendre annonce d’ailleurs déjà son soutien possible, "pour une acquisition ou un investissement important à venir", si cela s’avère stratégiquement pertinent.
Les bonnes questions
Climact fait face à un défi: devenir suffisamment grand – "taille critique" – pour être en mesure de mettre la main sur des clients d’un gabarit conséquent. En concurrence permanente avec les grands groupes de consultance, mais aussi de nouvelles entreprises, elle se targue de vouloir continuer à poser "les bonnes questions".
C’est-à-dire? "Ne pas se limiter à la comptabilité carbone, ni à cocher les cases d’une réglementation. Est-ce que mon activité est résiliente par rapport à des chocs énergétiques? Quelle dépendance par rapport à tous les types de matériaux? Voilà des questions qui sont critiques pour projeter son modèle économique dans le long terme", conclut Jérôme Meesen.
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