Le gouvernement va autoriser 12 secteurs supplémentaires (lire encadré) à recourir à de la main-d'œuvre en flexi-job, tout en renforçant le cadre de ce statut qui permet d’exercer une activité complémentaire à des conditions fiscalement très avantageuses.
Qui peut exercer un flexi-job?
Le flexi-job est un boulot d'appoint. Pour pouvoir en exercer un, il faut en effet (notamment) avoir été occupé par un ou plusieurs employeurs à 4/5ᵉ temps au moins durant le troisième trimestre qui précédé ou être pensionné.
Quelle est l'imposition sur un flexi-job?
"Il y aura quelques restrictions. Les flexi-jobers devront dorénavant payer des impôts à partir de 12.000 euros par an, ce qui constituera vraiment l'exception vu le nombre d'heures/ jours de travail que cela représente. Les employeurs devront rémunérer les flexi-jobers selon les barèmes salariaux en vigueur dans le secteur (sauf dans l'horeca), ce qui permettra à certains de bénéficier d'une légère augmentation. Quant à la contribution de l'employeur (cotisation patronale), elle passera de 25 à 28%", résume Dorine Storz, conseiller juridique chez Liantis.

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Quel est le salaire maximum d'un flexi-job?
Les revenus complémentaires qu’un travailleur peut se constituer via un flexi-job sont illimités (à condition de respecter le nombre maximal d’heures de travail applicable dans le secteur).
Le flexi-job est également accessible aux pensionnés. Les retraités qui travaillent sous ce statut et qui ont moins de 65 ans, doivent cependant respecter un plafond annuel de revenus
Pour le flexi-jobiste, le salaire, les indemnités et le pécule de vacances sont exonérés de cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Le brut = le net.
Quel est le salaire minimum d'un flexi-job?
Le salaire minimum pour un flexi-job est fixé à 11,81 euros/heure, pécule de vacances compris (15,39 euros dans le secteur des soins). Cette année, un flexi-jober a gagné, en moyenne, 12,8 euros/heure.
Le salaire horaire doit être complété par des indemnités dues en vertu de la CCT, comme des suppléments et des primes. Pour le travailleur, le salaire, les indemnités et le pécule de vacances sont exonérés de cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu. Le brut équivaut au net. Et il se constitue des droits sociaux.
Avantages pour le patron
Pour l'employeur confronté à des pénuries de main-d'œuvre, le fait de pouvoir recourir à du personnel flexible et à faible coût est une aubaine.
Il ne devra en effet payer qu'une cotisation patronale spéciale de 28% (contre 25% actuellement). "Le flexi-salaire, les flexi-indemnités, le flexi-pécule de vacances et les cotisations patronales spéciales sont déductibles à titre de frais professionnels", précise Liantis.
L'accord sur le budget fédéral 2024, décroché lundi, prévoit l'extension du régime des flexi-jobs à 12 secteurs supplémentaires.
Quels étaient les dix secteurs déjà concernés?
- l'horeca
- le commerce de détail
- le commerce alimentaire
- la boulangerie et la pâtisserie
- le sport (privé)
- les salles de cinéma
- le spectacle
- les établissements et services de santé
- les grands magasins
- la coiffure et les soins de beauté
Quels sont les 12 nouveaux secteurs?
Selon nos informations, l'accord du gouvernement porte sur les secteurs suivants:
- le transport en bus
- les gardes d'enfants
- l'enseignement
- le sport et la culture (public)
- les entrepreneurs de pompes funèbres
- l'événementiel
- l'automobile (les garages)
- l'agri- et horticulture
- les écoles de conduite et les centres de formation
- l'immobilier
- les déménageurs
- l'alimentation