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L'avenir d'IBA passe-t-il par une OPA?

©DOC

En neuf mois, l'action IBA a perdu plus de 70% de sa valeur. La société est reprise dans la liste des cibles potentielles de KBC Securities pour 2018.

C’est certainement la gamelle boursière la plus effroyable de la Bourse de Bruxelles de ces neuf derniers mois. D’autant plus glaçante qu’elle concerne une société bien établie qui génère revenus et bénéfices au point de distribuer des dividendes.

Mais la Bourse est comme ça. Elle carbonise c’est qu’elle a adoré surtout si l’objet de sa convoitise a le malheur de la décevoir à répétition. Alors, quand IBA

aligne quatre avertissements sur résultats en l’espace de quelques mois, c’est le billet direct pour les profondeurs de l’enfer. Depuis son plus haut de 56 euros en mai dernier, l’action s’est effondrée de 71,5% pour atteindre un plancher de 16 euros en début de semaine. Et, bien entendu, agissant comme des vautours, les "shorteurs" se sont évidemment empressés de savonner la planche de ce toboggan infernal.

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"Vendez!"

La patience des analystes financiers a également été usée jusqu’à la corde au point que deux d’entre eux - ING et Degroof Petercam - recommandent désormais de vendre la valeur avec des objectifs de cours inférieurs au niveau boursier actuel. La sanction ultime.

Seule KBC croit encore un peu dans le potentiel à douze mois de la valeur avec un objectif de 23 euros et un avis à "conserver". Jusqu'à la fin de l’année, Jefferies était encore à l’achat sur le titre avec un "target" de 31,4 euros. Mais, assez bizarrement, son nom a disparu depuis deux jours des écrans Bloomberg dans la liste des brokers suivant le titre.

Objectif de 60 euros

Que les analystes de KBC Securities soient encore les seuls à soutenir IBA n’est guère étonnant. Ils ont dopé le titre en mars 2017 en publiant une note dithyrambique sur la valeur qui se voyait affublée d’un objectif de cours de 60 euros.

Un argument avancé alors, parmi d’autres, et toujours retenu par le broker aujourd’hui réside dans le fait, qu’à ses yeux IBA est opéable. La valeur est reprise dans la liste des cibles potentielles en 2018.

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"OPA à moyen terme possible" 

Dans cette étude de mars 2017, il ciblait même deux acquéreurs potentiels: Philips et Elekta deux groupes avec lesquelles IBA collabore aujourd’hui. Était également mentionné un intérêt potentiel dans le chef d’entreprises chinoises. Mais l’analyste estimait qu’une éventuelle acquisition n’aurait pas lieu dans le court terme. Pour deux raisons: il pensait que le conseil d’administration d’IBA était convaincu qu’il pouvait créer plus de valeur seul dans les prochaines années. Ensuite, les acheteurs potentiels voulaient sans doute attendre que la protonthérapie décolle de manière décisive. Depuis lors, de l'eau (saumâtre) a coulé sous les ponts.



Rebond de l'action

IBA traverse-t-elle simplement une mauvaise passe liée à une gestion défaillante de sa croissance ou le mal est-il plus profond? IBA assure en tout cas qu’elle renouera avec la croissance en 2018. L’annonce la plus rapide possible de la signature des quatre contrats qui ont fait défaut pour maintenir les dernières prévisions de 2017 est attendue avec ferveur par ceux qui restent encore confiants en l’avenir boursier d’IBA. Mais la confiance sera longue, très longue à revenir.

En attendant, le titre a, semble-t-il, touché un plancher. Mieux même, il a grimpé de 10% en séance, hier, avant de clôturer sur un gain de 4,13% à 16,66 euros et cela dans des volumes plus de quatre fois supérieurs à la moyenne mais inférieurs à ceux enregistrés lors du "profit warning". Ce jeudi encore, il s'est distingué avec un gain de 2,40% à 17,06 euros. Achats opportunistes ou anguille sous roche? A suivre…

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