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GBL ouvre une ère de croissance à deux chiffres

Ian Gallienne, CEO de GBL, promet à ses actionnaires un rendement annuel futur en hausse de deux chiffres. ©saskia vanderstichele

La croissance, un portefeuille d'actifs privés accru et la gratification des actionnaires, telles sont les ambitions du holding GBL pour les trois prochaines années.

Le Groupe Bruxelles Lambert

 publiait ce jeudi ses résultats trimestriels. Dans la foulée, il a présenté sa revue stratégique pour les trois prochaines années. "À moyen terme, notre objectif est de générer un rendement annuel total pour les actionnaires (TSR) à deux chiffres. Nous visons à atteindre un tel niveau de rendement en augmentant tant l’ANR par action que les retours aux actionnaires, tout en maintenant un levier d’endettement conservateur", affirme Ian Gallienne, CEO.

Devant les analystes réunis à Paris, il a ainsi indiqué que la croissance passera entre 2024 et 2027 par le réinvestissement de trois milliards d'euros dans de nouveaux actifs.

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GBL veut notamment évoluer vers une exposition accrue aux actifs privés. Les cibles sont des sociétés européennes à forte valeur ajoutée où GBL prendra une participation majoritaire. Les secteurs privilégiés sont les soins de santé, la consommation, les services et l'industrie durable.

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Au 30 septembre, l'actif net réévalué (ANR) des actifs privés ressortait en hausse à 3,3 milliards d'euros, là où il se tassait à 10,6 milliards pour les actifs cotés. À ce jour, le portefeuille de GBL contient donc 63% d'actifs cotés et 19% d'actifs privés. L'objectif à l'horizon 2027 est d'arriver à un ratio de 50% (avec un rendement de 7 à 9%) contre 30 à 35% (avec un rendement d'environ 15%).

50%
À l'horizon 2027, GBL veut obtenir un portefeuille investi à 50% dans les actifs cotés et à 30 à 35% dans les actifs privés.

Le délestage dans Adidas

L'investissement dans les sociétés cotées ne sera pas pour autant arrêté. Ian Gallienne affirme que si le marché se montre plus attractif et que des opportunités se présentent, il les saisira.

Certes, le holding a profité ces deux dernières années du rebond du cours de l'action Adidas pour se délester. "Au cours des neuf premiers mois de 2024, GBL a réalisé des cessions à hauteur de 999 millions d'euros, réduisant ainsi sa participation de 7,6 % à 5,1 % du capital. Ces cessions ont généré une plus-value de 630 millions".   

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Au total, la cession des actifs cotés a généré – depuis début 2024 – quelque 1,1 milliard d'euros de plus-values

Dividende confirmé

Au 30 septembre, l'ANR par action du holding progressait à 117,99 euros. À l'annonce des résultats, l'action GBL grimpait de 2% à moins de 67 euros, soit une décote de plus de 40% par rapport à l'ANR de 117,99 euros. "Il y a une dizaine d'années, j'étais obsédé par cette décote. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Même si la décote est certainement moitié trop élevée", ajoute Gallienne.

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La trésorerie disponible pour "saisir les opportunités" s'établissait à 4,3 milliards. Le résultat consolidé, attribuable au groupe, s'est lui tassé à 55,1 millions d'euros.

GBL rappelle son intention de proposer au titre de 2024, un "super" dividende brut par action de 5,005 euros (+82%).

Pour les trois prochaines années, ce dividende de cinq euros sera un minimum. Ian Gallienne déclare en effet que quelque trois milliards d'euros retourneront aux actionnaires via un dividende, mais aussi par la poursuite du programme de rachat d'actions.

Ian Gallienne a également évoqué brièvement la victoire électorale américaine de Donald Trump. "Je vois deux conséquences majeures: moins de soutien à l'Ukraine et plus de droits de douane à l'importation. Les deux ne sont pas de bonnes nouvelles."

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