"J'étais un vieux con amoureux": le cauchemar de Jean-Claude Logé
L'ancien patron de Systemat, 75 ans, a dû fuir le Sénégal pour échapper à l'asile dans lequel on voulait l'interner de force. Une conspiration visant à le dépouiller de sa fortune, explique-t-il en accusant sa femme et un complice.
"Ah L'Echo! Bien sûr que je me souviens de vous, on était plus proche du temps de ma splendeur que maintenant!". A 75 ans, Jean-Claude Logé, ancienne star de la presse économique belge pour avoir fait de son entreprise Systemat un fleuron européen des services informatiques, n'a rien perdu de sa gouaille ni de son humour sans filtre. Mais bien une bonne partie de sa fortune et sa vie de rêve au bord de l'océan, selon l'histoire parue ce matin dans la DH et qu'il "confirme à 1.000%".
"J'ai la rage d'avoir été trompé par des gens qui ont même réussi à manipuler et retourner ma fille contre moi. On me dépouille de mon vivant. Tout ce que j'ai ne m'appartient déjà plus. C'est que du fric"
Après la vente de sa boîte, l'entrepreneur avait pris sa retraite au Sénégal avec sa femme 25 ans plus jeune que lui. Le couple vivait à Cap Skirring, avait adopté une petite fille, et tout allait mieux dans le meilleur des mondes jusqu'au 21 mai 2016.
Ce jour-là, sa femme ne rentre pas de Dakar comme prévu et poste des commentaires insultants sur son profil Facebook. Elle a plié bagages en siphonant près de 2 millions d'euros sur les comptes de son mari. Pire, elle a confisqué son passeport et, avec un homme de maison, organisé son internement à Ziguinchor, dans un asile de fous "dont on ne sort que les pieds devants", explique l'ancien Manager de l'Année 1996.
"Ils cherchaient à me faire disparaître (...) Ma mort arrangerait beaucoup de monde", affirme Jean-Claude Logé, qui a pu s'échapper d'Afrique cinq jours plus tard et est aujourd'hui hébergé par un neveu à Bruxelles, Benoît Logé.
Il a entamé plusieurs actions en justice, entend divorcer et récupérer sa fille qui, par-dessus le marché, a été "kidnappée".
"La police ne fout rien!"
Une plainte a été déposée à Braine-le Château et une autre à la police de Watermael-Boitsfort, car "une de mes amies a été cambriolée, on a piqué son ordinateur et c'est évidemment cette bande d'homosexuels qui a fait le coup..."
Une bande qui désigne principalement, de connivence avec son épouse Huguette Elsocht, Patrick Lausberg, l'ancien propriétaire du bar Why Not à Bruxelles, ancien collaborateur du magazine Gai Pied hebdo, et organisateur de la Gay Pride. "C'est le complice de ma femme. Comme on avait une fondation qui s'occupait d'enfants au Sénégal, on l'avait engagé pour nous aider dans nos contacts avec les Africains parce qu'il avait une expérience en République démocratique du Congo. Vous savez, tout est corrompu et acheté là-bas, il faut faire attention où on met les pieds. A deux, ils pilotaient la fondation"."Après ma retraite, j'ai été négligeant dans mes affaires privées, je le reconnais: je préférais aller nager et regarder le foot. Et je me suis fait plumer: appartement, maisons, voitures, bateau... J'étais un vieux con amoureux!", regrette le patron à la retraite (il a eu jusque 1.800 personnes sous sa direction). Le montant du préjudice? "Trois millions, trois millions et demi d'euros certainement".
Aujourd'hui, Jean-Claude Logé s'estime "en danger de mort", susceptible de recevoir "une balle entre les deux yeux" car "(sa) mort arrangerait tout le monde" mais "tout le monde s'en fout! J'ai demandé à la police de Braine-le-Château si on avait interpelé ce monsieur pour qu'on soit confronté et on m'a juste dit que la plainte avait été transmise à Bruxelles. Donc il court toujours, la police ne fout rien! Alors oui, j'ai la trouille!"
Jean-Claude Logé se bat aussi avec la famille de sa première femme, les Haas, qui tentent depuis 5 ans de récupérer une partie de sa fortune par diverses actions en justice, selon lui.
Selon un de ses avocats, Olivier Clevenbergh, Jean-Claude Logé a en tout cas toute sa tête. "Et je peux vous dire que, pour avoir vécu là-bas, ce genre de choses comme payer un médecin pour qu'on vous enferme à vie, est tout à fait possible", précise l'avocat. "C'est elle qui est complètement mythomane, renchérit Jean-Claude Logé. Elle a acheté de faux certificats à des marabouts et la gendarmerie sénégalaise était prête à m'embarquer en psychiatrie! Résultat, c'est moi qui ai dû aller voir un expert psychiatre renommé, en l'occurence Bruno Gribomont ici à Bruxelles, pour démontrer que j'étais parfaitement sain d'esprit" malgré deux lourdes opérations chirurgicales. "L'une à Erasme, qui a bien failli me coûter la vie, et l'autre à la Madeleine, par des chirurgiens libanais qui me l'ont sauvée".
Aujourd'hui, il entend faire valoir tous ses droits et récupérer tous ses biens pour pouvoir les léguer à sa fille.
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