chronique

L'humeur de Bruno Coppens | Magritte, César et Oscars

Humoriste

Les trois cérémonies sont dans un mouchoir de poche et à force de voir successivement extraits de films concourant pour des prix et des flashes infos concourant à la déprime, je confusionne totalement et ne distingue plus trop le réel de la fiction…

Aux Oscars. L’Oscar de la meilleure comédie sera attribué à l’unanimité au film réalisé par JD Vance et Marco Rubio: « The Dinner of fools ». Il s’agit évidemment de la version américaine d’« Un Dîner de cons » de Francis Veber. Le pitch du film? Emmanuel Macron et le Premier ministre anglais, Keir Starmer, sont invités à la Maison-Blanche par Donald Trump qui organise ce repas en parfaite entente avec Vladimir Poutine, absent ce soir-là mais ayant prévu plan de table et menu en accord total avec son ami américain. Les deux invités ignorent évidemment les dessous de ce dîner et, pour que le repas soit savoureux jusqu’au bout, Donald Trump leur fera croire qu’ils ont un mot à dire sur le futur traité de paix en Ukraine, déjà réglé et signé par son camarade du Kremlin. Un menu très frugal pour les Européens: des pommes, celles de la discorde, et des raisins, ceux de la colère. La fin du film est hélas trop cousue de fil blanc, on devine bien très vite que les deux Européens ramasseront les niet du repas et ne garderont même plus l’espoir pour la soif.

Le film étranger d’inspiration française qui emportera le César a pour titre: « Les trois Musketaires ».

L’Oscar du film d’animation sera made in Québec! C’ est une dystopie où le Canada est devenu le 51ème État américain, intitulée: « Câlice au pays des Marvel! » On suit l’exil précipité d’un Québécois pure laine qui, apprenant l’annexion du Canada et donc de sa belle province, lâche des « Criss ostie de câlice de tabarnak!», passe la nuit sur la corde à linge (une nuit blanche), se retrouve les yeux dans la graisse de bines (si fatigué que sa tête tombe dans son assiette d’haricots, les « beans ») et s’en va se paqueter la fraise (se bourrer la gueule…) avant de faire du pouce (de l’auto-stop!). Le film s’achève par une note humoristique, le Québécois trouvant refuge… au Groenland.

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Aux César, le film étranger d’inspiration française qui emportera prochainement le trophée a pour titre: « Les trois Musketaires ». On y retrouve Jeff Bezos (Amazon), Mark Zuckerberg (Meta) et Sundar Pichai (Google) dans le rôle d’Aramis, de Portos, et d’@os. Ils ont prêté allégeance au président au cri de « Un pour Trump, Trump pour un! » et ont rallié Elon Musk, le magnat du Maga, dont le proverbe « le réseau du plus fort est toujours le meilleur « leur sert de boussole.

Et enfin, aux Magritte, c’est un documentaire très dur qui sera récompensé ce samedi: « Coucou beuh! » sur le trafic de cannabis et d’autres drogues, tourné à Anderlecht. C’est le jeu du chat et de la souris, une course-poursuite sans fin entre forces de l’ordre et gangs d’ados, lourdement armés et télécommandés depuis l’étranger par des mafieux leur offrant le couvert et le shit. À la station de métro Clemenceau où la vie des passagers se résume depuis longtemps à « boulot-métro-bédo », Bernard Quintin, le nouveau ministre de l’Intérieur, s’est retrouvé, dès le jour de sa prise de fonction, face à des narguantrafiquants qui transforment des places publiques en walking-dealer où chacun vient, comme au marché de fruits et légumes, s’approvisionner en produits d’Amérique du Sud ou du Proche-Orient. Résultat: la population locale se retrouve cloîtrée comme au temps du covid, les gangs dont le mantra est « luxe, came et volupté » redoutent que le chaos actuel nuise à leur commerce et les consommateurs voyant le trafic perturbé sont prêts à porter plainte pour non-hachichtance à personne en danger.

Toute ressemblance avec des situations de la vie réelle ne serait que fort triste…

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